LADOPTANT

Quel chat choisir dans un refuge ?

Un article de Gini Van de Noort

Premier conseil : ne vous arrêtez pas à son Look, un chat pas très beau peut être extrêmement sociable et un chat très mignon de telle ou telle race peut avoir un sale caractère. L’inverse est également vrai. Si vous êtes vraiment fixé sur un chat de race, renseignez-vous sur ses particularités car certains peuvent avoir des besoins spécifiques.

Faites simplement attention à la longueur de ses poils. Si vous adoptez un persan par exemple, vous devrez le brosser plusieurs fois par semaine pour ne pas que ses poils s’emmêlent ou que des parasites se mettent dedans.

Ce qui compte vraiment, c’est le comportement qu’il aura vis-à-vis de vous. Voyez comment il réagit avec vous, caressez-le, prenez-le dans vos bras. Posez des questions au personnel du refuge pour connaître son caractère. Mais vous verrez aussi que, parfois, vous n’aurez même pas à choisir : un chat viendra vers vous, et ce chat, et bien, il VOUS aura adopté !

Est-il préférable d’adopter un bébé plutôt qu’un adulte ? Tout dépend de vous ! Il est certain qu’un chaton a peu d’expérience. En revanche, vous pouvez aussi tomber sur un matou qui est déjà propre et sociabilisé

Mâle ou femelle ? Peu importe, certains disent que les mâles sont plus affectueux, mais qu’ils ont en revanche tendance à marquer leur territoire, plus que les femelles. D’autres avancent que les femelles sont meilleures à la chasse…Enfin bon, à vous de voir.

Ma vision de la SPA

Texte de présentation à l’occasion de l’Assemblée Générale de la Société de Protection des Animaux le 19 juin 2021

Je dois en cinq minutes me présenter et vous exposer ma vision de la SPA

Pour la présentation canine, je vous dirais simplement que ma fonction de conducteur de chiens ma fait adopter depuis la loi de 1999 : Grigri d’Orgeval, Frisbee de Gennevilliers, Youyou d’Hermeray, Easy (la chienne Royal Bourbon de mon fils Thomas) et d’autres formidables animaux qui m’ont accompagné et m’accompagnent dans les ateliers de médiation animale que je fais à la Villette ou dans les institutions spécialisées pour personnes handicapées. Depuis plus de vingt ans, je travaille pour montrer que les chiens de refuges peuvent être des modèles de sociabilité utiles pour créer des liens partout où les chiens sont autorisés. C’est pourquoi si je reste administrateur, je proposerai de mettre en place et animerai, si le conseil d’administration me le permet, une délégation à la médiation animale à la SPA.

Il n’y a pas d’activité de médiation sans investissement important dans l’éducation. L’éducation est une priorité car l’arrivée dans les refuges d’animaux plus ou moins difficiles montre qu’il faut développer des programmes d’entrainement des animaux domestiques pour ne pas les laisser à l’abandon dans les boxes. Il faut des refuges à visage humain, plus familiaux, moins carcéraux qui ne cassent pas le lien entre la société des  hommes et la vie des animaux. Les Maisons SPA, qui dans leur conception première ne devaient pas accueillir d’animaux, doivent à mon sens devenir de vraies maisons d’accueil afin de favoriser l’acclimatation des chiens et des chats au milieu urbain.

À Gennevilliers en 2003, mon intérêt pour la protection animale et ma passion pour la photographie numérique m’ont permis de créer  le premier site internet de la SPA mettant en avant des galeries d’animaux à adopter. À l’époque, la direction de la SPA ne connaissait que peu de chose à Internet. Aujourd’hui, la situation a bien changé. Les dirigeants de la SPA ont compris l’importance primordiale des outils numériques. Si je reste administrateur, je militerai toutefois pour que notre association  n’oublie pas que les animaux sont bien plus que des données, des courbes et des graphiques. Je militerai pour qu’elle investisse moins dans le marketing (en supprimant par exemple les insupportables recherches de dons téléphoniques) et davantage dans les actions concrètes de terrain, notamment l’aide aux animaux des personnes les plus démunies, la stérilisation des chats errants, et le rapatriement vers la métropole des chats et des chiens créoles.

Depuis l’adoption de mon premier chien en 1973, j’ai visité et travaillé dans de nombreux refuges. J’ai malheureusement constaté que les règles de la concurrence forcenée et du capital s’appliquent et s’intensifient dans le monde de la protection animale comme ailleurs. Si je reste administrateur,  je travaillerai pour que la SPA soit le moteur de la création d’une coopérative des associations de protection animale qui permettra aux petites structures indépendantes d’acheter des produits ou du matériel à des prix plus intéressants, et permettra de travailler en commun sur des actions de terrain.

Ma vision de la protection animale ne s’arrête pas à  l’animal de compagnie. Personne ne peut nier que la catastrophe climatique qui s’annonce va impacter notre vie de façon dramatique. A quoi bon sauver des animaux domestiques, si la terre autour de nos refuges est ravagée par les inondations ou calcinée par les canicules à répétition ? A quoi bon protéger quelques milliers d’animaux, si les champs, les forêts, les rivières et les mers ne sont plus que des cimetières ?

Chers administrateurs, chers adhérents, nous devons prendre la mesure de la catastrophe climatique qui risque de rendre la vie impossible à nos enfants à plus ou moins courte échéance.

La SPA veut mériter son nom, elle doit se montrer protectrice de tous les animaux. Elle doit, par exemple, militer publiquement contre l’élevage industriel et ne plus nourrir ses pensionnaires qu’avec des aliments de qualité, non issus de la maltraitance des animaux en batterie, à la différence de ce qui se fait actuellement.

Elle doit collaborer avec les autres associations qui défendent la biodiversité, les oiseaux, les animaux de rentes, par exemple, et agir concrètement pour que l’environnement dans et autour de ses refuges ne soit pas une vaste poubelle composée de pesticides, de produits chimiques et d’un océan de plastique. 

Mon projet pour la SPA n’est pas celui de ma petite personne ; c’est celui que je dois à mes enfants.

Alain Lambert

Ma nomination au poste d’administrateur a été validée par 92 % des adhérents de la SPA. On va essayer d’être à la hauteur…

Comment et avec quoi sont fabriquées les croquettes?

L’industrie de la croquette est un business florissant puisque 800 000 tonnes d’aliments secs pour animaux de compagnie sont vendues en France chaque année. Dans l’univers du Petfood canin, Mars (Pedigree, Royal Canin, César,…) et Nestlé (Proplan, Fido,…) se taillent la part du lion mais de nouvelles marques ont fait leur apparition. A grands coups d’arguments commerciaux « grain free », « naturel », « bio », et de publicités avec des chiens heureux qui courent dans les près, elles essayent de conquérir des parts de marché. Que faut-il savoir sur la fabrication de ces aliments ?

La croquette du 20ème siècle a remplacé les restes de table de nos grands parents!

Du temps de nos grands parents, personne ne se demandait si l’alimentation de son chien était équilibrée. Les chiens se contentaient de nos restes de viande, de légumes, d’os et de ce que les hommes voulaient bien leur laisser !

Depuis, l’industrialisation est passée par là. En 1950, la société canadienne Purina (déjà elle!) présenta le premier aliment sec pour chien. Les croquettes ressemblaient déjà à des pastilles, fabriquées grâce à la technique de l’extrusion.

A cette époque pas question de traçabilité, de liste d’ingrédients, d’additifs nocifs. Difficile de savoir précisément avec quoi elles étaient fabriquées, mais il semblerait que ce soit à base de reste de blé, de sang de bœuf, et de betteraves.

Mais l’aliment sec industriel pour animaux était né. Pratique à stocker, à distribuer, à fabriquer. Indiscutablement, l’aliment « parfait ».

Durant les décennies suivantes, l’intérêt grandissant que nous portons à la santé de nos chiens, le développement des techniques industrielles et des études scientifiques sur le sujet, a abouti au perfectionnement des recettes, et à la multiplication des marques.

Qu’est-ce qu’une croquette?

Le terme de « croquette » chez les industriels est très encadré. Il s’agit d’un produit transformé sec, dont le taux d’humidité ne doit pas dépasser les 14%. Il existe également des croquettes souples qui elles, ont un taux d’humidité compris en 14% et 60%.

La fabrication est encadrée par des réglementations qui détaillent:

  • les règles de mise sur le marché et de conditionnement
  • l’interdiction d’utiliser des produits qui présentent un risque potentiel pour la santé animale, humaine ou l’environnement
  • La liste des additifs autorisés
  • Les matières brutes qui peuvent entrer dans la composition du produit final

L’intérêt d’un aliment tout prêt est qu’il sera toujours « équilibré » et de composition identique. Les nutriments apportés seront toujours dosés de la même manière. Rappelons que pour être équilibré, un aliment doit couvrir les besoins de votre chien en protéines, glucides, lipides, fibres, minéraux et vitamines.

Comment sont fabriquées les croquettes ?

Mais alors, comment passer d’un mélange contenant tous ces nutriments , à une petite boulette sèche qui tient dans le creux de votre main ?

Un indice : quel est le rapport entre un gâteau apéritif, vos céréales du petit déjeuner préférées et les croquettes de vos loulous?

La magie de l’extrusion!

Le procédé d’extrusion est appliqué aux aliments depuis les années 50, d’après une technique utilisée dans l’industrie du plastique.

Késako l’extrusion ?

Les ingrédients sont tous broyés et mélangés. On ajoute de l’eau et de la vapeur d’eau pour former une pâte, car la grande majorité des matières premières des industriels est déjà déshydratée ou en poudre. Ce mélange va entrer dans une machine ressemblant à un piston avec une vis sans fin, qui va presser et cuire simultanément le mélange à plus de 100°C. A la sortie, les croquettes seront formées. Il ne reste plus qu’à les sécher pour ôter l’excédent d’humidité et éventuellement à les enrober d’additifs gustatifs pour certains industriels, avant de les empaqueter.

Que contiennent les croquettes ?

Les croquettes sont des aliments spécialement étudiés et formulés pour répondre aux besoins physiologiques de nos chiens.

L’origine de ces aliments peut être très variée selon les industriels, et c’est là qu’il faut être vigilant si vous souhaitez une croquette de qualité.

Les ingrédients :

La liste exhaustive des ingrédients doit obligatoirement être affichée sur le paquet. Sachez que la liste des ingrédients qui composent un produit est obligatoire. L’ordre des produits dans cette liste n’est pas le fruit du hasard: Le premier ingrédient, est celui qui est présent en majorité dans le produit. Le dernier de la liste est celui en plus faible quantité.

Certains industriels sont malins, et ont bien compris que vous commencez à vous intéresser à ces hiéroglyphes… Ainsi pour faire apparaître les protéines animales en premier dans la liste, ils vont détailler tous les types de céréales présentes afin que leur pourcentage soit moindre. Mais réunis sous une appellation générique type « céréales » ou « sous produit végétal », elles seraient bel et bien en première position!

Quand c’est flou… il y a un loup!

Lorsque vous voyez la mention « bœuf », « volaille » ou « sous produit », cela ne veut pas dire qu’il s’agit de viande. Le mot viande fait référence à une partie musculaire de l’animal, le reste peut être à peu près tout et n’importe quoi : carcasses, abats, tendons, pattes, plumes…ou viande, sans garantie aucune.

Sans vouloir tomber dans la paranoïa sévère, dites vous toujours que si un industriel a utilisé un ingrédient noble, tel que de la viande, il a tout intérêt à vous le dire!

Voici quelques exemples de composition de marques populaires:

Les ingrédients sont détaillés par espèces animales, sans plus de détails

Ici vous pouvez lire quelle source de protéine a été utilisée, quelle partie de l’animal et sous quelle forme

Ici, vous avez l’indication de l’espèce sans aucune précision. La provenance des graisses n’est pas spécifiée.

Très peu de détails dans cette composition sur la provenance des ingrédients utilisés

Les céréales sont majoritaires dans la composition et l’apport de protéine est fait uniquement par des farines et produits transformés

En conclusion, prenez le temps de lire les étiquettes, soyez curieux et critiques. Si les ingrédients restent flous et sans réelle précision, demandez-vous si vos croquettes sont réellement faites à partir de viande, ou d’un mélange d’abats et de sous produits.

Emilie Gérard (Rédactrice au Journal de la Protection Animale)

Comment (bien) nourrir son chien avec une alimentation ménagère ?

Aujourd’hui, le fait maison est (re)devenu tendance. C’est vrai pour nous, mais ça l’est aussi pour nos toutous. Si de plus en plus de gens font leurs courses en épluchant les étiquettes, smartphone à la main, ils sont aussi de plus en plus nombreux à être attentifs à ce qu’ils donnent à manger à leurs chiens.

Vouloir bien faire c’est louable mais faire bien c’est autre chose … Que choisir entre la multitude de marques de croquettes qui vous promettent toutes d’être les meilleures, le ménager, le barf, le raw… Difficile de s’y retrouver.

Nous allons ici modestement tenter de démystifier l’alimentation ménagère en répondant aux interrogations les plus courantes:

« L’alimentation ménagère ? Trop chère pour moi ?

Il faut savoir qu’avec un peu d’organisation et en achetant en quantité, par exemple la viande, et en ne décongelant quotidiennement QUE ce dont vous avez besoin, ce type d’alimentation ne coûte pas plus cher que des croquettes premium achetées chez votre vétérinaire.

« Pffff…. mais j’ai pas le temps moi…. »

Là encore, tout est une question d’organisation. Le temps de décongeler votre portion de viande et de cuire vos pâtes/légumes va vous prendre plus de temps que remplir un gobelet de croquette, c’est certain.

Mais cela n’est pas insurmontable non plus, maximum 20 minutes par jour de préparation seront suffisantes.

« Qu’est-ce que je mets là dedans ? »

Retenez que la formule magique d’une ration ménagère réussie, c’est toujours 5 ingrédients: viande+légumes+céréales+huile+vitamines.

« Mon chien ne supporte rien! Il est tout le temps malade … »

C’est peut-être le moment de vous y mettre et de lire cet article jusqu’au bout! La nourriture ménagère est parfois le dernier recours des chiens aux intestins fragiles, sujets aux allergies, aux maladies de peau ou tout simplement très gourmets. Il n’y a pas de risque de présence d’acariens comme dans les croquettes, ou de sous-produits animaux parfois bien difficiles à identifier ….

vegetables and tomatoes on cutting board

Mais au fait, qu’est-ce que l’alimentation ménagère ?

Il s’agit d’une alimentation variée et équilibrée que vous préparerez d’après des matières brutes. Ce sera donc une alimentation humide par opposition aux croquettes qui sont toutes des aliments secs et déshydratés.

En fait un chien, ça mange quoi?

Les chiens sont des mammifères carnivores, ce qui exclut d’emblée les régimes végétariens ou végétaliens pour nos amis.

Cependant, carnivore ne veut pas dire non plus consommateur exclusif de viande. Les légumes apportent une source de fibres intéressante et donnent du volume aux rations des plus gourmands. Les céréales, quand à elles, apportent des glucides et donc des calories sous forme d’amidon.

Une ration « maison » équilibrée se compose donc de 5 ingrédients:

  • Une source de protéine (viande ou poisson).
  • De fibres (légumes).
  • De céréales (pâtes, riz, pommes de terre).
  • De matières grasses.
  • De vitamines complémentaires.

Les protéines:

Vous pouvez utilisez tous types de viandes ou de poissons, en gardant bien à l’esprit que tous ont leurs propres caractéristiques.

Le blanc de poulet par exemple contient 24.6 g de protéine/100 g, contre 21.2 g/100 g pour une morceau de paleron. MAIS, ce même morceau de poulet fournira 118 kcal/100 g, là où le bœuf en apportera 144 kcal/100 g

(Source CIQUAL https://ciqual.anses.fr/ )

Dès lors, le volume et le choix du morceau devra être adapté à votre chien, son poids, son âge et son activité.

A noter que, la viande ou le poisson peuvent être donné crus, à condition d’être absolument certain de la qualité de votre produit. Contrairement à une légende urbaine, les chiens, surtout jeunes ou âgés, ne sont pas capables d’éliminer les bactéries qui peuvent être présentes!

Pour plus de sécurité, vous pouvez cuire de façon douce (vapeur ou poché) quelques minutes pour que le cœur atteignent 65°C.

Exemple pour un chien stérilisé de 20 kg avec une activité moyenne, comptez 320 g de filet de dinde ou 350 g de bœuf maigre, pesé à cru.

Les Légumes:

Quasiment tous les légumes peuvent être intégrés (éviter les blettes, le chou) à raison de 10 à 50 g/ kg de poids corporel. Ils seront à choisir en fonction de l’appétit et de l’activité de votre chien.

Par exemple: la carotte contient 40.2 kcal/100 g et la courgette 16.5 kcal/100 g. La quantité à donner ne sera donc pas la même.

Vous pouvez varier les légumes et les choisir de saison. Faites le tour de vos primeurs ou des invendus sur les marchés. Les légumes abîmés feront le bonheur de votre loulou!

Dans tous les cas, exception faite de la courgette, tous les légumes doivent être bien cuit à l’eau pour être parfaitement assimilés, sous peine de ressortir comme ils sont entrés, sans être digérés!

Exemple pour un chien stérilisé de 20 kg avec une activité moyenne, comptez 270 g de carottes ou 480 g de courgettes, pesées à cru.

Les céréales:

C’est un débat vif entre les « pro » et les « anti »-céréales dans le monde de la nutrition canine.

Sans donner la messe, rappelons simplement que les céréales constituent un apport calorique intéressant, pas chères, et bien tolérées du moment qu’elles sont très cuites et en quantité raisonnable.

Au passage, notons que les croquettes dites sans céréales, contiennent toutes sans exceptions une source d’amidon (patates douces, pois, lentilles, …)

Vous pouvez donner des pâtes ou du riz à condition de les cuire très longtemps. Des flocons d’avoine ou du riz soufflé dans de l’eau chaude si vous voulez éviter une cuisson, ou encore de la banane pour les inconditionnels du grainfree.

Attention! Les féculents ne doivent jamais être congelés et doivent être cuits et mélangés à la ration le jour même, sous peine de devenir indigestes!

Exemple pour un chien stérilisé de 20 kg avec une activité moyenne, comptez 80 g de pâtes ou de riz blanc, pesés à sec.

Les matières grasses:

La matière grasse la mieux adaptée reste l’huile de colza. C’est l’huile qui contient l’équilibre oméga 3 – oméga 6 idéal. Elle reste de plus plutôt bon marché et facile à conserver. En cas de doute ou de forte chaleur, conservez là au réfrigérateur.

Vous pouvez également utiliser de l’huile poisson qui contient des acides gras (DHA-EPA) intéressant. Elle a aussi l’avantage d’être plus appétante que le colza.

Si vous optez pour ce type d’huile, préférez une huile de petits poissons (type harengs, maquereaux), cela limite les taux de mercure et de polluants, malheureusement de plus en plus présents dans les saumons, même sauvages.

Attention les huiles ne doivent pas être chauffées sous peine de perdre toutes leurs qualités nutritionnelles! Il faut les ajouter à cru en fin de préparation.

Exemple pour un chien stérilisé de 20 kg avec une activité moyenne, comptez 12 ml d’huile de colza ou de poisson.

Les vitamines:

Malgré tous les soins que vous pourrez apporter dans la sélection de vos matières premières, vous ne pourrez jamais vous passer d’un apport complémentaire d’oligo-éléments.

Le plus important est le rapport entre le Phosphore et le Calcium qui doit être le plus proche possible de 0.3. Or si le phosphore est majoritairement apporté par la viande, le calcium lui, ne saurait être compensé par un yaourt ou un morceau de fromage … à moins d’en donner 1 kg!

Autant le dire tout de suite, si vous ne souhaitez pas apporter de complément à votre ration, il est préférable d’investir dans de bonnes croquettes qui elles, seront équilibrées.

Les quantités vont dépendre des différentes marques et compositions. Reportez vous aux indications présentes sur les compléments choisit.

Bien entendu tout changement dans l’alimentation de votre chien devra se faire progressivement. Idéalement et de part son volume important, les rations ménagère se distribuent en 2 fois, et plus pour les jeunes animaux, sur 24h.

Nous vous conseillons de consulter votre vétérinaire si vous souhaitez vous lancer dans l’alimentation ménagère pour l’adapter au mieux aux besoin de votre chien.

A vos gamelles!

Emilie Gérard (Rédactrice au Journal de la Protection Animale)

Que faire quand on a perdu son chien ?

Le 14 juillet c’est la fête nationale, c’est connu ! Mais ce que l’on sait moins c’est que c’est aussi la fête des chiens perdus. Ce jour là, par peur des pétards et des feux d’artifices de nombreux chiens s’égarent.

Ce que l’on constate souvent, c’est que les propriétaires qui ont l’habitude de lâcher leurs chiens n’imaginaient pas un seul instant que leurs fidèles compagnons puissent fuir en courant. C’est pourquoi, il vaut mieux être prévoyant.

Même si votre chien revient facilement, n’oubliez jamais de lui mettre une médaille qui comporte votre nom et votre numéro de téléphone avec un anneau résistant. Assurez-vous que son collier soit solide, en bon état et vérifiez que votre chien ne puisse pas passer sa tête en dehors en reculant.

En France, l’identification par puce ou par tatouage de votre chien est obligatoire. Contacter l’I-CAD le fichier national d’identification des carnivores domestiques par internet ou par téléphone

112-114 avenue Gabriel Péri – Cedex
L’Hay-Les-Roses, 94240

pour signaler sa disparition et pour savoir si vos coordonnées correspondent bien à son numéro d’identification. Faîtes le également dès vous changez d’adresse ou que vous le mettez en pension chez un tiers.

Si vous étiez en promenade quand vous l’avez perdu, inutile de courir partout. Il vaut mieux rester sur le parcours que vous avez pris avec lui, en revenant régulièrement à l’endroit où vous l’avez aperçu pour la dernière fois. Prévenez les différentes fourrières dès que vous êtes en mesure de le faire, en communiquant le numéro de tatouage ou de puce ainsi que la description précise de l’animal. Pas seulement celle de votre secteur (le chien peut changer de département) mais également celles des environs ; Bien entendu, les fourrières sont chargées de rechercher systématiquement les propriétaires. Cependant, entre les tatouages illisibles et les puces démagnétisées, il est préférable de prendre les devants. Attention ! Ne tardez pas à le faire car le temps de garde en fourrière n’est que d’une semaine. 8 jours après sa récupération, le chien deviendrait la propriété d’un refuge ou pire pourrait être euthanasié si vous n’allez pas rapidement le récupérer.

N’hésitez pas à contacter les mairies, les gendarmeries (en milieu rural) la police municipale (en milieu urbain), les refuges et les vétérinaires proches de l’endroit où vous l’avez perdu.

Dernier petit point qu’il ne faut pas négliger : vous êtes (vous ou les gardiens au moment de la fuite) civilement responsable des dommages que votre animal en liberté peut causer, par exemple un accident de la route. Vérifiez donc que les dégâts qu’il pourrait occasionner sont couverts par votre contrat d’assurance responsabilité civile.

N’oublions pas que « la prudence est la mère de toutes vertus » surtout quand on a un chien perdu !

Que pensez-vous du logo de la SPA de Paris ?

Article d’Alain Lambert (deuxième semestre 2015)

Présenté en début d’année 2015, le nouveau logo de la SPA de Paris n’a pas eu un franc succès. Une forme et une couleur qui font penser aux vignettes auto des années 80, une patte mal dessinée dans un coin, « la nouvelle identité visuelle » sensée « moderniser la SPA » me rappelle le papier peint du salon de mes parents, il y a quarante ans. Mais au delà des considérations esthétiques, ce qui est plus intéressant dans cette tentative de la SPA de Paris de se démarquer de ces concurrentes provinciales, c’est l’article « LA » qui a été ajouté aux 3 lettres « SPA ».

Aimez-vous « la », « les » ou « une » SPA ?

Derrière le choix de ce pronom se cache un enjeu bien plus important que la valeur graphique, celui de savoir où doit aller l’argent des dons et des legs. La SPA de Paris en devenant « la SPA » tente de couper court aux polémiques liées à l’attribution des successions. Dans le bureau feutré d’un notaire, si votre grand-mère au fin fond du Berry veut aider le refuge du coin en faisant un legs ou un don, quand il s’agira de nommer le bénéficiaire il vaudra mieux qu’elle s’informe avant de prononcer la réponse « à la SPA ».

Il faut expliquer que les fondateurs parisiens de la Société Protectrice des Animaux en 1845 n’ont pas eu l’opportunité de déposer la marque qu’ils avaient créé. Du coup, il existe une multitude de SPA et de refuges indépendants qui n’ont rien à voir avec la SPA de Paris. Certains se sont même fédérés (la confédération des SPA de Lyon regroupe plus de 250 refuges et associations par exemple). Nous avons répertorié 425 refuges qui accueillent des chiens, des chats ou des équidés . La SPA de Paris en possède 57, moins de 15% des refuges existants. C’est pourquoi, avant de donner une grosse succession ou un petit quelque chose a un refuge que vous aimez, il est indispensable de savoir à quel organisme il appartient. L’argent que vous donnez « pour les animaux » pourrait se transformer en rémunérations d’avocats, de communicateurs ou d’experts en tout genre voire en frais de congrès dans un château 4 étoiles…

Un logo hors de prix ?

Celui qui a concocté cette« nouvelle identité visuelle » n’est pas un enfant gagnant d’un concours « dessine le logo de la SPA ». Pour concevoir la fameuse « vignette », l’association a fait plancher 4 agences de communication pendant plus d’un an. A quel prix ? Personne ne le dit ! Même si au siège du boulevard Berthier la valeur du crobar est jalousement cachée, il ne fait aucun doute que ce changement va couter un bras à la SPA s’il faut supprimer les anciens logos au siège et dans les refuges pour les remplacer par celui là. Après moultes réflexions, Natacha Harry a choisi le dessin de son ami le graphiste Emerson Dutheil pour représenter les nouvelles couleurs de la SPA de Paris. La présidente n’est plus à un conflit d’intérêt près…

Une notice explicative en vidéo pour comprendre le nouveau logo…

Vu les commentaires assassins des internautes qui ont découverts la merveille. La SPA a mis en ligne une vidéo explicative qui permet à ces incultes de comprendre toutes les subtilités cachées de ce nouveau logo. Voici le texte de ce formidable argumentaire digne des plus grands publicitaires :

« La SPA lutte contre la maltraitance animale et œuvre pour cette cause avec passion et détermination depuis 170 ans.
Afin de toucher le plus de monde possible et de toujours plus sensibiliser à cette cause, la SPA doit renforcer son identité et se moderniser.
La nouvelle identité visuelle porte en elle les symboles forts de notre mission.
Sa couleur tout d’abord ; Nous avons choisi comme dominante le orange une couleur naturelle pour nos animaux, source d’énergie, d’amitié de lumière et de renouveau.
La protection de la cause animale reste notre grande préoccupation aussi nous avons conservé la position du « P » au centre, dominant les deux autres lettres qu’il protège.
Nous tenions également à pérenniser notre action c’est pourquoi notre trois lettres demeurent identiques.
La rondeur de nos lettres symbolise l’abri, la douceur, le refuge, la famille c’est donc naturellement que nous devenons « la SPA ».
L’animal signe de son empreinte son soutien à notre association.
La SPA gère et entretient 57 refuges dans notre hexagone et cristallise le lien qui nous lie aux animaux. Cette présence partout en France démontre la force, l’envergure, le statut de notre association.
Le toit recouvrant notre nom exprime la protection, la chaleur et réaffirme la volonté de protéger tous les animaux, entre autre chiens, chats et équidés.
C’est dans cet état d’esprit que notre signature mais la protection en avant mais aussi la date de notre création : 1845 qui marque le saut de notre longévité.
A 170 ans, la SPA est fière de son histoire et reste toujours en mouvement.
Notre nouveau logo va dans ce sens, il exprime le dynamisme, la bienveillance et la générosité. Ces qualités essentielles font de la SPA la première association animale en France… »

Et maintenant, donnez votre avis sur nouveau logo de la SPA de Paris :

APPEL CITOYEN POUR SAUVER LES ANIMAUX DES PERSONNES HOSPITALISÉES !

 


 

APPEL CITOYEN POUR SAUVER DES ANIMAUX PARISIENS !

Chers ami(e)s des Buttes Chaumont, chers Parisiennes et Parisiens

L’heure est grave. Dans ma rue, il y a maintenant plusieurs personnes contaminées par le Covid-19. La semaine dernière, nous avons dû transférer au refuge « Pas si bêtes » le chien d’une dame hospitalisée depuis quinze jours.

Il va y avoir, c’est certain, de plus en plus de malades qui ne pourront plus sortir leurs chiens ou pire qui n’ont personne pour prendre en charge leurs animaux de compagnie alors qu’ils doivent être hospitalisés d’urgence. Que vont devenir leurs compagnons ? Il faut prévoir cette situation. C’est pourquoi si dans le quartier des Buttes Chaumont vous êtes seul avec un animal sans possibilité de vous faire aider, n’hésitez pas à nous contacter au 06 27 25 03 29 ou alainlambert@preventioncanine.com

En revanche, si vous habitez à Paris et que voulez vous rendre utiles, nous aurons sûrement besoin de foyers qui pourront prendre un chien ou un chat en tant que famille d’accueil pendant cette épidémie. Je vous rappelle que les animaux de compagnie ne sont pas porteurs de la maladie.

D’avance un grand merci !
Alain Lambert

L’ÉDUCATION DU CHIEN EN PÉRIODE DE CORONAVIRUS

Lundi 23 mars 2020 1- Les petites promenades du chien

Plusieurs d’entre vous m’ont contacté par téléphone ou par mail, pour m’expliquer qu’avec leurs chiens, par moment, c’est parfois compliqué en période de confinement.C’est pourquoi je vais essayer à distance de vous conseiller. Car pendant au moins un moins, c’est malheureux mais indispensable, on ne pourra pas s’approcher les uns des autres. Même nos chiens ne pourront pas jouer ensemble car ils doivent être sorti en gardant des distances de sécurité.

La bonne nouvelle, d’un point de vue vétérinaire, c’est que les chiens ne sont porteurs en aucun cas du coronavirus. Il suffit donc de balader son toutou sans aller au contact des autres promeneurs pour éviter de ramener cet agent infectieux à la maison. Il est beaucoup moins dangereux de promener son chien dans ces conditions que d’aller se ravitailler au supermarché ou à la boulangerie. Pour la promenade, Il suffit de garder les mains sur sa laisse, de se les nettoyer en cas de contact avec des objets extérieurs et de garder des distances avec les autres passants.

Pas la peine de promener votre chien six fois par jour, deux petites promenades suffiront à son équilibre, une le matin et une l’après midi à condition de bien l’éduquer dans votre appartement car le bonheur pour votre chien c’est d’abord d’être avec vous.


Mardi 24 mars 2020 – 2. Les règles alimentaires

Les premières règles de conduite que le chien peut comprendre en entrant dans un appartement sont les règles alimentaires. La cuisine est bien évidemment pour lui un endroit très intéressant où des commandements doivent s’appliquer.

Apprenez à votre chien à se mettre assis quand vous lui donnez à manger. Vous n’aurez même pas à lui donner un ordre puisque c’est le fait de tenir la gamelle qui fera office de commandement. Soyons bien clair ici, l’alimentation n’est pas un concentré d’affection, c’est une ressource essentielle qu’il vous faudra, confinement ou pas, contrôler pour ne vous faire déborder par votre chien. Ne vous laissez pas avoir par la fixité sans sourcil d’un regard de chien.

Personnellement, quand je mange, je demande à mes chiens de sortir de la cuisine pendant le repas. Puis je fais disparaître la restriction en prononçant un ordre essentiel : « C’est fini ! »

Attention ! En cette période de faible activité, ne lui donnez pas trop à manger !


Mercredi 25 mars 2020 – Les chiens et les enfants en confinement

En période de Coronavirus, les chiens sont des extraordinaires compagnons pour les enfants. La joie apportée par un toutou bien dans sa peau est un formidable antidépresseur tout au long de la journée. Ainsi, Thomas nous explique : »La nuit ma chienne est une présence rassurante. Le matin, je lui apprends à rapporter des objets ou à faire des positions rigolotes. Avant de me coucher je lui fais plein de gros câlins.« 

Grâce à Easy et Youyou, toute la famille n’est pas déconnectée de la réalité car les animaux nous permettent de garder un rythme naturel. Les deux promenades, les repas et les règles de conduite que vous lui donnerez à la maison vous permettront d’avoir un chien joyeux, une émotion inestimable dans cette période anxiogène.

Comme toujours, il faut respecter la nature de votre chien, en lui permettant d’avoir des périodes de tranquillité, un espace à lui où se reposer. Apprenez aussi à votre enfant à ne pas l’attraper et à ne pas le forcer à jouer.

A demain !

Alain Lambert

 

ADOPTER UN CHIEN : UNE BONNE ACTION EN VOIE DE DISPARITION ?

La révolution numérique a fait exploser le nombre de chiots achetés au détriment de l’adoption !

AnimalObjetSPA« Un animal n’est pas un objet ! Ne l’achetez pas, adoptez le ! » ce slogan utilisé par la SPA de Paris au début des années 2000 a pris un très gros coup de vieux depuis la révolution numérique. Depuis l’avènement d’internet, qu’on le veuille ou non, jamais les animaux de compagnie n’ont été autant achetés qu’aujourd’hui. Les organisations de protection animale auront beau claironner que grâce à leurs actions elles ont permis de faire que l’animal soit considéré par la loi française comme « un être doué de sensibilité » la lecture des statistiques est sans appel, les animaux domestiques sont toujours plus des objets de consommation. Ce sont, plus que jamais, des biens, des objets vivants qu’on achète grâce à la contribution commerciale des moteurs de recherches du net. Le modèle sur lequel sont construits ces outils informatiques n’est pas philanthropique, c’est un système économique qui privilégie la vente et la marchandisation planétaire.

Sur internet « choisir un chien » se transforme en « choisir une race de chien » en un clic !

Avant de devenir des biens matériels les animaux sont des objets numériques. Plus de 80 % des Français se connectent tous les jours au réseau mondial et la moitié d’entre eux le fond avec des smartphones plusieurs dizaines de fois par jour. Dans cet océan de personnes « connectés », l’animal de compagnie joue un rôle important. On ne compte plus les millions de vidéos de chatons  ou les post consacrés aux animaux de compagnie sur les réseaux sociaux. Le numérique est une donnée incontournable pour l’acquisition d’un animal. Pour choisir un chien, l’immense majorité des français commencent par regarder sur internet et laissent aux algorithmes le soin d’orienter leurs recherches sans trop se poser de question. Faites le test : tapez « choisir un chien » sur votre moteur de recherche préféré et vous pourrez voir qu’en quelques clics seulement votre demande va se transformer en « quel race de chien choisir ». Un détournement de sens qui, si vous n’y prenez pas garde, vous orientera vers l’achat et non vers l’adoption d’un animal de compagnie.

Pendant que les refuges peinent à faire des adoptions, les éleveurs de la Société Centrale Canine font un carton !

La grande gagnante de la révolution numérique est la Société Centrale Canine. Elle faisait vendre péniblement cinquante mille chiens de races en 1972 (alors qu’il y avait presque 11 millions de chiens à l’époque). En 2016, Elle a explosé le record de ventes de chiots de races avec  235 312 chiots Lof  alors qu’il n’y avait plus que 7 millions de chiens dans le pays. En 2006, elle a lancé une plate forme internet qui permet de savoir en quelques instants où acheter un chiot de race dans toute la France. Les standards de races proposés par la SCC sont une bénédiction pour les moteurs de recherche.  Une multitudes de sites font ainsi des articles et de tests sur le thème « quelle race de chien vous convient ? »  qui orientent l’internaute vers l’achat d’un format canin plutôt que vers l’adoption d’un individu en tant que tel.

Naissances LOF

Quand mes parents ont adopté mon premier chien en 1972, il existait un peu plus de 120 races, aujourd’hui la Société Centrale Canine en propose plus de 300. A l’époque, les bergers blancs suisses, les terriers Jack Russell, les bergers australiens ou les cane corso et bien d’autres races actuelles étaient totalement inconnus.Et pour ce qui est des races déjà connues à l’époque, l’ascension a été fulgurante. En 1972, 179 chiots bouledogues français étaient vendus par les éleveurs certifiés par la SCC. En 1999, un peu plus de mille et en 2016, six fois plus avec 6508 chiots vendus avec certificats de naissance. 5 shibainu etaient vendus en 1972, 93 en 1999 et 1086 en 2017. Autre exemple, 124 staffie étaient vendus en 1999 et 83 fois plus en 2017 avec 10 014 chiots…

LesGentilsPetitsMolosses

Et pendant que les éleveurs de la Société Centrale Canine font un carton, les refuges peinent à faire des adoptions ! Nous en parlerons dans un prochain article…

Alain Lambert

 

LES SPA DOIVENT SE BATTRE POUR LE CLIMAT !

Mesdames, Messieurs les Présidentes et les Présidents de SPA

Le jeudi 18 juillet 2019, la SPA de Montpellier a connu une situation catastrophique sans précédent. Le feu de forêt qui frappait le massif de la Gardiole a failli dévaster ses installations et envoyer les 400 animaux du refuge en enfer. Le drame n’a pas eu lieu parce que la directrice avait pris soin de faire débroussailler les 50 mètres de garrigue qui sont derrière la SPA au printemps. Mais cet accident est révélateur de la catastrophe climatique qui est à nos portes. Il est aussi le révélateur de l’inaction des politiques en matière d’environnement depuis 50 ans.

Les SPA doivent faire pression sur les autorités pour la mise en place immédiate d’un véritable plan Marshall de l’environnement. Elles doivent unir leurs forces et rejoindre le combat des jeunes qui se battent pour le climat et la préservation de la biodiversité !

FeuSPAMontpellier

Sinon à quoi bon ? A quoi bon sauver des chiens, des chats et des chevaux pour les mettre dans des refuges s’ils ne sont plus entourés que d’une terre calcinée par le réchauffement climatique ?

A quoi bon protéger quelques milliers d’animaux si les champs, les forêts et les rivières ne sont plus que des cimetières pour des millions d’abeilles, d’oiseaux ou de poissons ?

A quoi bon, à Paris, se flatter d’engranger toujours plus de legs et de dons si cet argent ne sert qu’à promouvoir un discours lénifiant vieux de 170 ans ?

Aujourd’hui, les jeunes n’ont pas besoin d’être formés à la protection animale, ils ont parfaitement compris le discours des scientifiques sur le climat. Ils ont besoin d’être écoutés et totalement soutenus par les sociétés de protection animale dans ce combat !

Les SPA doivent se battre pour le climat !

Alain Lambert

Rédacteur au Journal de la Protection Animale

Signer la pétition « Les SPA doivent se battre pour le climat ! »