Ma vision de la SPA

Texte de présentation à l’occasion de l’Assemblée Générale de la Société de Protection des Animaux le 19 juin 2021

Je dois en cinq minutes me présenter et vous exposer ma vision de la SPA

Pour la présentation canine, je vous dirais simplement que ma fonction de conducteur de chiens ma fait adopter depuis la loi de 1999 : Grigri d’Orgeval, Frisbee de Gennevilliers, Youyou d’Hermeray, Easy (la chienne Royal Bourbon de mon fils Thomas) et d’autres formidables animaux qui m’ont accompagné et m’accompagnent dans les ateliers de médiation animale que je fais à la Villette ou dans les institutions spécialisées pour personnes handicapées. Depuis plus de vingt ans, je travaille pour montrer que les chiens de refuges peuvent être des modèles de sociabilité utiles pour créer des liens partout où les chiens sont autorisés. C’est pourquoi si je reste administrateur, je proposerai de mettre en place et animerai, si le conseil d’administration me le permet, une délégation à la médiation animale à la SPA.

Il n’y a pas d’activité de médiation sans investissement important dans l’éducation. L’éducation est une priorité car l’arrivée dans les refuges d’animaux plus ou moins difficiles montre qu’il faut développer des programmes d’entrainement des animaux domestiques pour ne pas les laisser à l’abandon dans les boxes. Il faut des refuges à visage humain, plus familiaux, moins carcéraux qui ne cassent pas le lien entre la société des  hommes et la vie des animaux. Les Maisons SPA, qui dans leur conception première ne devaient pas accueillir d’animaux, doivent à mon sens devenir de vraies maisons d’accueil afin de favoriser l’acclimatation des chiens et des chats au milieu urbain.

À Gennevilliers en 2003, mon intérêt pour la protection animale et ma passion pour la photographie numérique m’ont permis de créer  le premier site internet de la SPA mettant en avant des galeries d’animaux à adopter. À l’époque, la direction de la SPA ne connaissait que peu de chose à Internet. Aujourd’hui, la situation a bien changé. Les dirigeants de la SPA ont compris l’importance primordiale des outils numériques. Si je reste administrateur, je militerai toutefois pour que notre association  n’oublie pas que les animaux sont bien plus que des données, des courbes et des graphiques. Je militerai pour qu’elle investisse moins dans le marketing (en supprimant par exemple les insupportables recherches de dons téléphoniques) et davantage dans les actions concrètes de terrain, notamment l’aide aux animaux des personnes les plus démunies, la stérilisation des chats errants, et le rapatriement vers la métropole des chats et des chiens créoles.

Depuis l’adoption de mon premier chien en 1973, j’ai visité et travaillé dans de nombreux refuges. J’ai malheureusement constaté que les règles de la concurrence forcenée et du capital s’appliquent et s’intensifient dans le monde de la protection animale comme ailleurs. Si je reste administrateur,  je travaillerai pour que la SPA soit le moteur de la création d’une coopérative des associations de protection animale qui permettra aux petites structures indépendantes d’acheter des produits ou du matériel à des prix plus intéressants, et permettra de travailler en commun sur des actions de terrain.

Ma vision de la protection animale ne s’arrête pas à  l’animal de compagnie. Personne ne peut nier que la catastrophe climatique qui s’annonce va impacter notre vie de façon dramatique. A quoi bon sauver des animaux domestiques, si la terre autour de nos refuges est ravagée par les inondations ou calcinée par les canicules à répétition ? A quoi bon protéger quelques milliers d’animaux, si les champs, les forêts, les rivières et les mers ne sont plus que des cimetières ?

Chers administrateurs, chers adhérents, nous devons prendre la mesure de la catastrophe climatique qui risque de rendre la vie impossible à nos enfants à plus ou moins courte échéance.

La SPA veut mériter son nom, elle doit se montrer protectrice de tous les animaux. Elle doit, par exemple, militer publiquement contre l’élevage industriel et ne plus nourrir ses pensionnaires qu’avec des aliments de qualité, non issus de la maltraitance des animaux en batterie, à la différence de ce qui se fait actuellement.

Elle doit collaborer avec les autres associations qui défendent la biodiversité, les oiseaux, les animaux de rentes, par exemple, et agir concrètement pour que l’environnement dans et autour de ses refuges ne soit pas une vaste poubelle composée de pesticides, de produits chimiques et d’un océan de plastique. 

Mon projet pour la SPA n’est pas celui de ma petite personne ; c’est celui que je dois à mes enfants.

Alain Lambert

Ma nomination au poste d’administrateur a été validée par 92 % des adhérents, il va falloir être à la hauteur…

Ma vision de la SPA

Texte de présentation à l’occasion de l’Assemblée Générale de la Société de Protection des Animaux le 19 juin 2021

Je dois en cinq minutes me présenter et vous exposer ma vision de la SPA

Pour la présentation canine, je vous dirais simplement que ma fonction de conducteur de chiens ma fait adopter depuis la loi de 1999 : Grigri d’Orgeval, Frisbee de Gennevilliers, Youyou d’Hermeray, Easy (la chienne Royal Bourbon de mon fils Thomas) et d’autres formidables animaux qui m’ont accompagné et m’accompagnent dans les ateliers de médiation animale que je fais à la Villette ou dans les institutions spécialisées pour personnes handicapées. Depuis plus de vingt ans, je travaille pour montrer que les chiens de refuges peuvent être des modèles de sociabilité utiles pour créer des liens partout où les chiens sont autorisés. C’est pourquoi si je reste administrateur, je proposerai de mettre en place et animerai, si le conseil d’administration me le permet, une délégation à la médiation animale à la SPA.

Il n’y a pas d’activité de médiation sans investissement important dans l’éducation. L’éducation est une priorité car l’arrivée dans les refuges d’animaux plus ou moins difficiles montre qu’il faut développer des programmes d’entrainement des animaux domestiques pour ne pas les laisser à l’abandon dans les boxes. Il faut des refuges à visage humain, plus familiaux, moins carcéraux qui ne cassent pas le lien entre la société des  hommes et la vie des animaux. Les Maisons SPA, qui dans leur conception première ne devaient pas accueillir d’animaux, doivent à mon sens devenir de vraies maisons d’accueil afin de favoriser l’acclimatation des chiens et des chats au milieu urbain.

À Gennevilliers en 2003, mon intérêt pour la protection animale et ma passion pour la photographie numérique m’ont permis de créer  le premier site internet de la SPA mettant en avant des galeries d’animaux à adopter. À l’époque, la direction de la SPA ne connaissait que peu de chose à Internet. Aujourd’hui, la situation a bien changé. Les dirigeants de la SPA ont compris l’importance primordiale des outils numériques. Si je reste administrateur, je militerai toutefois pour que notre association  n’oublie pas que les animaux sont bien plus que des données, des courbes et des graphiques. Je militerai pour qu’elle investisse moins dans le marketing (en supprimant par exemple les insupportables recherches de dons téléphoniques) et davantage dans les actions concrètes de terrain, notamment l’aide aux animaux des personnes les plus démunies, la stérilisation des chats errants, et le rapatriement vers la métropole des chats et des chiens créoles.

Depuis l’adoption de mon premier chien en 1973, j’ai visité et travaillé dans de nombreux refuges. J’ai malheureusement constaté que les règles de la concurrence forcenée et du capital s’appliquent et s’intensifient dans le monde de la protection animale comme ailleurs. Si je reste administrateur,  je travaillerai pour que la SPA soit le moteur de la création d’une coopérative des associations de protection animale qui permettra aux petites structures indépendantes d’acheter des produits ou du matériel à des prix plus intéressants, et permettra de travailler en commun sur des actions de terrain.

Ma vision de la protection animale ne s’arrête pas à  l’animal de compagnie. Personne ne peut nier que la catastrophe climatique qui s’annonce va impacter notre vie de façon dramatique. A quoi bon sauver des animaux domestiques, si la terre autour de nos refuges est ravagée par les inondations ou calcinée par les canicules à répétition ? A quoi bon protéger quelques milliers d’animaux, si les champs, les forêts, les rivières et les mers ne sont plus que des cimetières ?

Chers administrateurs, chers adhérents, nous devons prendre la mesure de la catastrophe climatique qui risque de rendre la vie impossible à nos enfants à plus ou moins courte échéance.

La SPA veut mériter son nom, elle doit se montrer protectrice de tous les animaux. Elle doit, par exemple, militer publiquement contre l’élevage industriel et ne plus nourrir ses pensionnaires qu’avec des aliments de qualité, non issus de la maltraitance des animaux en batterie, à la différence de ce qui se fait actuellement.

Elle doit collaborer avec les autres associations qui défendent la biodiversité, les oiseaux, les animaux de rentes, par exemple, et agir concrètement pour que l’environnement dans et autour de ses refuges ne soit pas une vaste poubelle composée de pesticides, de produits chimiques et d’un océan de plastique. 

Mon projet pour la SPA n’est pas celui de ma petite personne ; c’est celui que je dois à mes enfants.

Alain Lambert

Ma nomination au poste d’administrateur a été validée par 92 % des adhérents de la SPA. On va essayer d’être à la hauteur…

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