Le Général Fombonne lance son appel du 6 juin pour débarquer Céline Ravenet !

fombonneAppelPar Alain Lambert

C’est ce qu’on appelle une pépite ! La vidéo postée par le Président Général le 6 juin sur Facebook est la suite de la série « comment se tirer une balle dans le pied ? ». A la tête de sa liste appelée « Acteurs pour la SPA », Jacques-Charles Fombonne, le scénariste, a vraiment bien fait de mettre un « pour » mais pas un « de » pour qualifier son projet électoral à la Société Protectrice des Animaux. Il n’aura pas de prix d’interprétation à Cannes pour son jeu d’acteur. L’air grave, la mine défaite, les lunettes sur le bout du nez, il a fait un court métrage d’une minute trente pour appeler à ne pas voter Céline Ravenet. Une prestation qui en dit long sur la psychologie du personnage ! Voici dans son intégralité l’appel du 6 juin du Général parachuté :

« Chers adhérents

Ce soir, je voudrais vous parler de Céline Ravenet.

Madame Ravenet après plusieurs années passées à la SPA a été renvoyée…

Elle l’a été pour avoir tué des animaux… des chiens… plusieurs dizaines de chiens…

Ce n’est pas moi qui l’affirme, c’est elle qui le dit dans le livre qu’elle a fait publier…

Je cite… page 145 : « Oui ! Effectivement, j’ai fait pratiqué des euthanasies ! Oui, celle ci ce sont déroulées en dehors du protocole établi » … (long silence)

En faisant cela Madame Ravenet a refusé nos protocole… elle a enfreint nos règles fondatrices… nos règles statutaires… nos règles de protection des animaux…

Comment prétendre être Présidente de la SPA si on tue des animaux en se cachant ? des animaux qu’on vous a confié pour les protéger ? Comment présider la SPA si l’on refuse de respecter les règles statutaires ?… les règles éthiques…Comment imposer aux autres certaines procédures lorsqu’on est pas capable de les respecter soi même ?…

Quelle sera l’image de notre association dirigée par une Présidente qui prétend protéger les animaux alors qu’elle les tue en cachette ?

Posez-vous ces questions au moment de voter mais faites en sorte que Madame Céline Ravenet ne soit jamais Présidente de notre association !…

Je vous remercie ! »

Quand le « respect de la procédure » prime sur la sécurité des bénévoles et des salariés des refuges !

Ma rencontre chaleureuse avec le général fraichement coopté, en septembre 2018, m’avait fait écrire «je me surprenais à penser qu’avec un tel chef, j’aurais peut-être fait une belle carrière dans l’armée.  » aujourd’hui je peux pousser un ouf de soulagement de ne pas avoir été dans ses rangs. Le général privilégie le respect de la procédure à la sécurité de ces troupes… C’est juste incroyable !

Pour commenter cette extraordinaire vidéo filmée au siège de la SPA, je ne peux pas faire mieux que de publier le commentaire terrible mais hilarant d’Al Lem (non Al lem ce n’est pas moi ! je n’utilise pas de pseudonyme mais j’aurais adoré être l’auteur de ce texte…) :

« Mais c’est qu’il ferait presque peur, le Monsieur, avec son costume sombre et son regard par dessus ses bésicles! Mais bon, comme dit en anglais, on n’apprend pas des tours à un vieux chien…Parce que l’entourloupe de la citation est un grand classique. Céline Ravenet avoue, elle l’a écrit elle-même! Vous vous rendez compte? Page 145, je cite mes sources, nous indique bien le Monsieur avec son regard noir…Deux points, ouvrez les guillemets: « Oui, effectivement j’ai fait pratiquer des euthanasies. Oui, celles-ci se sont déroulées en dehors du protocole établi.
Sauf qu’on ne peut pas fermer les guillemets, parce qu’en bon politique qui a du mal à lire son prompteur, le Monsieur à l’air faussement outré coupe la phrase en plein milieu! La routine… Citons donc cette deuxième phrase dans son intégralité: « Oui celles-ci se sont déroulées en dehors du protocole établi par certains bureaucrates absolument pas en prise avec la réalité du travail des agents animaliers, qui risquent chaque jour de se faire dévorer une main ou un bras. » La phrase prend donc une tout autre tournure. Et la malhonnêteté ne s’arrête pas à la citation tronquée, loin de là. Dès le début de la vidéo, le Monsieur qui cause dans le poste parle de dizaines d’euthanasies -enfin, pour enfoncer le clou il dit « tuer » (comme à la chasse?)-, puis enchaîne sur la citation tronquée.
Bon, supposons que ce soit vrai. Mais alors, le Président pourrait donc facilement fournir la liste exacte, non? Mais on l’attend toujours.
On voit bien le procédé, prétendre que Céline Ravenet avoue dans son livre avoir buté, allons-y gaiement, des dizaines de chiens, en citant un bout de phrase…
Quand on utilise ce genre de procédé, ça montre la force du prétendu argument!
🙂
Et ensuite, on a droit au couplet sur le non respect du règlement! Aaaaaah, scrogneugneu, c’est important le règlement! Le petit doigt sur la couture du pantalon! Réfléchir, c’est commencer à désobéir, toussa! Et c’est bôôôôôcoup plus important que de faire adopter des chiens! Non mais! Parce que moi, je croyais naïvement que le but de la SPA, c’était de trouver des familles pour les animaux abandonnés, ce que Céline Ravenet a fait, par milliers. Eh bah, Nan! Ce qui compte, c’est le respect du règlement!
Même s’il est débile, le règlement, Chef?
Oui, parce que réfléchir…voir plus haut!
Et puis, ya un ot’truc qui l’est vachement important, c’est l’image! Aaah, l’image…Actuellement, elle n’est pas du tout dégradée, l’image. Avec une ancienne « présidente » qui n’a jamais adopté un chien de sa vie, un actuel qui protège les animaux à grands coups de douze (les initiés comprendront), elle est parfaite l’image de la SPA. Elle est tout aussi excellente chez les gens qui se présente dans les maisons de la SPA dans lesquelles on leur explique qu’il ne peuvent pas adopter, et où on les dirige vers un refuge. C’est pas du tout de l’argent balancé par les fenêtres, ça. Et l’image quand en début d’année, on reçoit force stylos, agendas, calepins et j’en passe, ce qui doit coûter un pognon de dingue, comme on dit, sans que ça profite le moins du monde aux animaux dans les boxes. Mais question image, il y a encore mieux. Celle de la SPA auprès d’un organisme qui s’appelle la Cour des Comptes. Ah, des mêle-tout, ceux-là! Qui se sont demandés plusieurs fois comment était géré, si tant est qu’on puisse employer ce genre de terme, l’argent de l’assoc… Le Canard Enchaîné s’en est fait à de nombreuses reprises l’écho, et d’après ce que je sais, la SPA n’a pas juridiquement moufté.
Et l’apothéose, c’est le Monsieur qui ne veut surtout pas qu’on vote pour la méchante Céline Ravenet! Bah oui, parce qu’elle prendrait la place du Monsieur, ça serait ballot! Enfin, pour le Monsieur surtout. Et elle se mettrait peut-être à ouvrir les placards, qui sait? Bon, je suppute, seulement.
Donc, si vous voulez conserver le Monsieur qui veut aller à la chasse sans perdre sa place, si vous voulez continuer à voir des cadres qui n’ont jamais mis les pieds dans un refuge émarger à trois fois ce que gagne un directeur de refuge, et huit fois un agent animalier, si vous voulez continuer à voir la SPA dépenser l’argent des autres d’une façon pour le moins baroque, bref, si tout vous va, surtout, ne votez pas pour Céline Ravenet!
Dans le cas contraire…
Voilà.
Ah oui, au fait, un dernier truc, quand vingt-quatre chiens sont morts dans un transfert de Tarbes à la région parisienne, intoxiqués par du monoxyde de carbone, bizarrement, personne n’a perdu sa place, ni rien.
Ils ont agonisé deux heures… »

 

 

INCOMPÉTENT OU TROMPEUR ? JACQUES CHARLES FOMBONNE EST PRÊT À TOUT POUR GAGNER LES ÉLECTIONS 2019 À LA SPA DE PARIS !

La place doit être bonne. Le militaire en retraite fraîchement parachuté à la tête de la SPA de Paris est prêt à tout pour faire gagner sa liste le 22 juin 2019. Il a verrouillé les élections en refusant le vote par correspondance sous prétexte que « l’autorisation de vote à distance (par correspondance ou par voie électronique) exceptionnellement autorisée jusqu’en 2016 n’a pas été, à ce jour, renouvelée ». Comme l’explique clairement Céline Ravenet candidate au poste d’administratrice, cette indication est totalement éronnée. C’est pourquoi, elle a décidé de demander au Président le rétablissement sans délai du vote par correspondance. Le Président Fombonne si prompt à parler de son passé de juriste a fait preuve soit d’incompétence, soit d’une volonté manifeste de tromper les adhérents. Si le mode d’élection restait en l’état, les élections se feraient dans l’illégalité et auraient donc toutes les chances d’être invalidées.

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Voici la lettre que lui a adressée Céline Ravenet (liste ADN-SPA) :

“Monsieur le Président,

Vous avez adressé aux adhérents de la SPA le 25 mars dernier un « appel à candidature » pour participer à l’élection du prochain Conseil d’Administration de la SPA, qui se déroulera le 22 juin 2019.​

Dans ce document vous indiquez notamment que « l’autorisation de vote à distance (par correspondance ou par voie électronique) exceptionnellement autorisée jusqu’en 2016 n’a pas été, à ce jour, renouvelée. Aussi, nous attirons votre attention sur l’importance de votre présence le jour de l’élection ou de l’envoi de votre procuration ».

Or, il n’en est rien.

La limitation du vote par correspondance à 3 ans est effectivement évoquée aux articles 5.1 et 5.2 des statuts:

« Le vote par correspondance, ainsi que le cas échéant le vote électronique, sont organisés dans les conditions prévues par le règlement intérieur. Cette disposition est applicable pour une durée de trois ans à compter de la date de publication du présent arrêté. »

Toutefois cette limitation de durée ne s’applique qu’aux décisions des Assemblées Générales et non aux élections pour lesquelles les statuts-types proposés par le Conseil d’État pour les associations RUP précisent explicitement, que  « le vote par correspondance peut être prévu en ce qui concerne les élections ».

 S’agissant de la SPA, les modalités d’élection des administrateurs font à cet égard l’objet de dispositions particulières à l’article 6 des statuts approuvés par l’arrêté du 19 décembre 2012 :

« L’association est administrée par un conseil d’administration composé de neuf (9) membres, élus par l’assemblée générale à scrutin secret de liste pour trois ans, suivant les modalités définies au règlement intérieur. »

 Et le Règlement Intérieur contient justement des dispositions spécifiques aux élections, qui sont ainsi clairement distinguées des décisions des Assemblées. Ainsi, l’article 3 Assemblée générale du règlement intérieur rappelle dans son point 3.1 Dispositions générales que « le vote par correspondance et/ou électronique est obligatoirement proposé pour toutes les résolutions et élections soumises à l’assemblée générale. »

 Il distingue bien en cela les votes relatifs aux décisions communes de ceux relatifs aux élections.

La procédure électorale fait en outre l’objet de stipulations particulières (article 3.2) et prévoit de manière distincte et autonome le vote par correspondance en ces termes, à son dernier alinéa :

 « L’organisation du vote par correspondance et, le cas échéant, du vote électronique, peut être confié à un prestataire spécialisé : l’ensemble des opérations est placé sous le contrôle d’un huissier de justice qui garde secret le résultat jusqu’à la clôture du vote de l’assemblée générale. »

 La procédure électorale fait également l’objet des dispositions de l’article 4.1 du règlement intérieur.

Il ressort de l’ensemble de ces éléments que la limitation à 3 ans du vote par correspondance ne concerne que les résolutions prises par les Assemblées Générales et non les élections des administrateurs, qui font l’objet de dispositions spécifiques dans les statuts et le règlement intérieur.

J’ajoute que la position exprimée dans votre « appel à candidature » du 25 mars dernier est directement contraire à celle adoptée par la SPA dans le cadre du contentieux qui l’avait opposée devant la Cour d’appel de Paris à certains adhérents, portant la validité des élections de 2016 : je m’étonne donc que vous puissiez décider, sans autre légitimité que votre cooptation par le CA, d’affirmer aux adhérents le contraire de ce qui a été plaidé en justice pour le compte de l’association il y a moins de deux ans !

Soutenir cette thèse reviendrait également à reconnaître la nullité des élections de 2016 puisque le délai de 3 ans était déjà expiré à cette date! Or, dans cette hypothèse, l’actuel Conseil d’administration serait illégitime, et votre cooptation également: c’est dire l’impasse dans laquelle vous semblez vouloir vous placez vous-même.

Je m’étonne enfin que, par ce subterfuge, vous tentiez d’empêcher l’expression d’un vote réellement démocratique des adhérents en réservant la possibilité de voter à ceux qui seront en mesure de faire physiquement le déplacement à Paris, ou en confiant des pouvoirs (le plus souvent en blanc) dont chacun sait l’utilisation  (et sans aucun contrôle effectif) qu’ils permettent.

Bref, je vous demande instamment de renoncer à ces limitations, et de rétablir sans délai le vote électronique et par correspondance pour les élections du 22 juin prochain.

Dans l’attente de votre réponse,

Je vous prie de croire, Monsieur le Président à mes salutations distinguées

Céline Ravenet

Chef de la liste ADN-SPA ”

Pour le Président Fombonne à « la SPA » de Paris, l’écologie n’a pas beaucoup de prix !

Pour voter aux élections du 22 juin 2019, il faudra prendre le train, le bus, la voiture ou pire l’avion !

Le 22 juin 2019, les élections du nouveau conseil d’administration se dérouleront à la SPA de Paris. L’arrivée d’une nouvelle équipe d’administrateurs permettra-t-elle à la SPA de mériter enfin son nom ? Dans une association de protection animale, la fonction la plus délicate à endosser est celle d’administratrice ou d’administrateur car elle est à la fois politique et morale. Politique, parce qu’elle donne à celle ou celui qui est élu par les adhérents le pouvoir de diriger et de choisir les orientations que va prendre l’association. Morale, parce qu’elle demande à la personne élue une grande honnêteté compte tenu que cette fonction n’est pas rémunérée.

Une administration élitiste et réductrice de la protection des animaux

Historiquement, les premiers administrateurs de SPA, à Paris en 1845, à Lyon en 1853, à Strasbourg en 1879, étaient des personnes de la bonne société. L’organisation de ces SPA était assez éloignée de ce que sont aujourd’hui les associations à but non lucratif qui portent ce nom. Pour y entrer, il fallait faire partie de la grande bourgeoisie. En 1845, la France est une monarchie constitutionnelle. En 1853, c’est le second empire et en 1879, la troisième république… mais quel que soit le régime politique, seuls les gens aisés pouvaient accéder à leurs administrations. Ils payaient cher pour pouvoir adhérer. Il s’agissait, pour certains de faire partie de l’institution et d’avoir du pouvoir et de la reconnaissance. On trouve encore aujourd’hui, des administrateurs ou des administratrices qui dirigent bénévolement des petites ou grandes associations mais qui ne lâcheraient pour rien au monde cette fonction qui leur permet de briller en société et de se faire appeler « Madame la Présidente » ou « Monsieur le Président ».

Au XIXème siècle, il s’agissait pour ces personnes influentes d’éduquer la populace aux bonnes pratiques pas d’avoir une vision démocratique et écologique. Une idée tout droit venue d’Angleterre, où une poignée de gentleman avait créée en 1824 la « Société Royale pour la Prévention de la Cruauté envers les Animaux ». Une conception de « la cruauté » toute relative puisque un grand nombre d’entre eux étaient chasseurs ou grand consommateurs de viandes. Ils ont tôt fait de définir la notion d’ « animal nuisible » pour qualifier les animaux sauvages et justifier ainsi leurs pratiques cynégétiques. Ils ont également milité pour promouvoir des réglementations qui cachaient la tuerie des animaux de rentes derrières les grands murs des abattoirs.

 

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Ce qui est terrible c’est qu’aujourd’hui certains administrateurs de SPA, ont encore cette morale animale à géométrie variable. Maître Lebossé qui a administré la SPA de Paris de 2009 à 2013 est une grande amatrice de manteaux de fourrures et de colliers de perles. Natacha Harry, Présidente de 2013 à 2018 n’hésite pas, encore maintenant, à faire la promotion des chiens de vénerie et à porter des manteaux en plume d’oie « Canada goose » quand il fait froid. Pendant sa Présidence, elle a fait envoyer des tonnes de prospectus à son effigie faisant fi des ravages de la déforestation ou de la chimie…

Le Colonel Fombonne, le « top gun » pas vraiment écolo de la protection des animaux !

Pour le moment, le Président par intérim, Jacques Charles Fombonne qui est (comme il le dit lui-même « dans la droite ligne » de ces prédécesseurs féminins) ne fait pas mieux. Va-t-il faire pire ? Le Colonel en retraite, fraichement parachuté à la tête de l’association, ne voit pas, par exemple, d’incompatibilité entre le fait d’être « chasseur dans le Cantal » (il fanfaronne régulièrement sur ce sujet) et d’être administrateur d’une association de protection animale. Il revient comme le disait Natacha Harry « aux origines de la SPA » avec une vision particulièrement élitiste et réductrice de la défense animale. En 1849, un « pro chasse » à la tête de la SPA c’était normal mais en 2019 ce n’est pas banal !

Mais cela ne s’arrête pas là, pour le colonel Fombonne la conscience de la catastrophe écologique qui va nous tomber sur le coin du nez n’est pas d’actualité. Il nous explique par courrier que pour voter aux élections, il faudra prendre le train, le bus, la voiture ou pire l’avion !

« L’autorisation de vote à distance (par correspondance ou par voie électronique) exceptionnellement autorisée jusqu’en 2016 n’a pas été, à ce jour, renouvelée. Aussi, nous attirons votre attention sur l’importance de votre présence le jour de l’élection ou de l’envoi de votre procuration. »*

Comme la plupart des politiques, le Colonel a 30 ans de retard. Il baigne encore la culture de la sacro-sainte bagnole et du « progrès technologique ». Pendant ce temps, des milliers d’espèces animales disparaissent définitivement de la planète, les poissons avalent du plastique, les abeilles meurent par millions et les fermes industrielles se propagent à vue d’œil… Malheureusement, dans 30 ans (tous les rapports du GIEC le disent) la situation du monde animal et de l’humanité sera épouvantable. En 2019, demander aux adhérents de se déplacer (donc de polluer) pour voter alors qu’il aurait pu simplement le faire depuis chez eux en appuyant sur un bouton est aberrant. Est-ce dramatique ou comique ? La SPA qui dépense des millions chaque année pour faire du web-marketing n’a pas trouvé les moyens d’utiliser la voix numérique quand il s’agit de faire des élections. Monsieur Fombonne qui accole volontiers au nom de la SPA l’adjectif « nationale » fait preuve d’un centralisme Parisien particulièrement intéressant. Ce qui est certain c’est que le Colonel n’est pas un gilet jaune. Les fins de mois difficiles, il ne connaît pas. il faudra avoir les moyens pour voter. Les personnes qui donnent de petites sommes chaque mois à la SPA parce qu’elles ont des revenus limités ne viendront jamais à Paris. Un aller-retour pour un adhérent de Perpignan c’est au minimum 150 euros et que dire de ceux qui habitent dans les DOM TOM…

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Pas de vote « par correspondance » mais 10 votes « par procuration » pour les adhérents présents à Paris.

Avec son équipe d’administrateurs, Monsieur Fombonne n’a pas trouvé le moyen de « renouveler » le vote « par correspondance » en revanche il utilise la grosse ficelle électorale concoctée par Madame Lebossé en 2013 qui a permis l’élection de Natacha Harry. Un système que la Présidente Harry avait réutilisé en 2016 et qui permettait à un adhérent présent lors de l’assemblée générale de voter 11 fois…

 « Le vote par procuration est autorisé. Chaque membre de l’assemblée générale ne peut détenir plus de 10 pouvoirs en sus du sien. »*

Il est crucial de comprendre qu’un vote « par procuration » n’a rien à voir avec un vote « par correspondance ». La différence est toute simple, si vous voulez voter, il vous faudra connaître quelqu’un à qui vous faites confiance et qui ira voter à Paris…

Dans les 55 refuges répartis dans une quarantaine de départements, les bénévoles et les agents animaliers adhérents sont très sollicités pour donner leurs votes à la direction actuelle. Bon Prince, le Colonel a fait augmenter les agents animaliers de 100 euros par mois. Cela ne leur donnera pas les moyens d’aller à Paris mais ils pourront donner leurs procurations à leurs responsables de refuges qui vont les collecter ou envoyer leur procuration au siège… C’est pas beau la démocratie ?

Après trois ans et demi de pouvoir absolu, l’administratrice judiciaire Michèle Lebossé avait asphyxié la vie démocratique de l’organisation en faisant perdre les trois quarts de ces membres à l’association (70 792 adhérents en 2009 – 17557 adhérents en 2013). Cela lui a permis de faire gagner Natacha Harry, une candidate qui n’avait jamais été adhérente, à la tête de l’association en juin 2013. Une Présidente qui a accentué pendant 5 ans la transformation de l’association en entreprise et qui préférait chercher des « donateurs réguliers » que des adhérents. Pour cette nouvelle élection rien de nouveau sous le soleil de plomb du réchauffement climatique.

Comme beaucoup de nos hommes politiques, le nouveau Président est prompt à assener des grands principes tout en appliquant au quotidien des petites combines (électorales). Il risque encore plus d’assécher la moelle de l’association que sont les adhérents. Sur les 22 000 adhérents que compte l’association, combien y aura-t-il de personnes présentes dans la salle pour voter à Paris le 22 juin 2019 ? 100, 200, 500 ? Même s’il y en avait mille ce serait, une fois encore, une catastrophe…

Alain Lambert

Illustrations Caroline Tassigny

*extraits du règlement électoral 2019 validé par le conseil d’administration de la SPA

 

 

 

 

 

 

LE COLONEL FOMBONNE, NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA SPA, MONTE AU CRÉNEAU !

Par Alain Lambert

Le nouveau Président est un homme charmant ! Voilà ce que j’ai pensé après avoir passé deux heures avec lui, le 18 septembre 2018. Le colonel Jacques Charles Fombonne m’a accueilli à bras ouverts au siège de la SPA et m’a fait vivre un excellent moment. Bienveillant, beau parleur mais pas hâbleur, le nouveau commandant de la Société Protectrice des Animaux est un personnage particulièrement brillant. J’étais pourtant entré avec réticence dans l’hôtel particulier du boulevard Berthier car l’expérience m’a appris à me méfier de ce qu’on pouvait y trouver. Dans ce lieu, en 2004, j’avais été attaqué par un peloton d’administrateurs commandé par Virginie Pocq Saint Jean. A l’époque, je fanfaronnais parce que j’avais créé un studio photo et un site internet dans le vieux bastion de Gennevilliers. Je m’attendais à des félicitations pour ce que je croyais être une bonne action et j’avais eu droit à une exécution. Je me rappelle encore des salves de l’administratrice comme si c’était hier : « Ce que vous faites est une honte Monsieur Lambert ! Vous montrez des beaux animaux à adopter sur internet alors que là-bas c’est la misère ! »

Cette fois-ci, dans les paroles du nouveau Président, pas de reproche ou de rancœur, une volonté manifeste de connaître mon parcours et mes valeurs. Alors que j’avais, il y a 35 ans, tout fait pour me faire réformer, je me surprenais à penser qu’avec un tel chef, j’aurais peut-être fait une belle carrière dans l’armée. Je n’étais plus dans un hôtel particulier du XVIIème arrondissement, j’étais dans le château de la Belle au bois dormant…

LES « HOSTILITÉS » DÉCLENCHÉES PAR DES ENNEMIS « QUI VIENNENT DE L’EXTÉRIEUR » !

Malheureusement, l’enchantement n’a duré que dix jours. Il s’est dissipé lorsque j’ai ouvert le Parisien du 28 septembre 2018.

JCFombonne

 

Le colonel avait pris les armes pour défendre le château de la Belle. Pour expliquer les ennuis de la princesse Natacha et de la régente Michèle, il tirait à bras raccourcis sur l’ennemi. « La violence n’a pas grandi ceux qui ont déclenché les hostilités. » Quand j’ai lu cette phrase dans le journal, j’ai compris que le commandant avait choisi de monter au créneau. « Les problèmes viennent de l’extérieur, de personnes parties de la maison, il ne vous aura pas échappé que le directeur a été renvoyé. Il me semble que la tempête a fait plus de bruit que de dégâts. » Un joli tir d’arbalète vers Joël Pain, le lanceur d’alerte ! Celui qui a dénoncé les pratiques douteuses de Natacha Harry a dû apprécier ce trait sans appel… Moi aussi d’ailleurs, puisque quelques jours auparavant, j’expliquais au colonel la grande valeur de l’ancien directeur qui avait sacrifié son emploi pour dénoncer les agissements de la Présidente. Dans l’article du Parisien, tout le monde en a pris pour son grade, Céline Ravenet, la directrice licenciée du refuge d’Hermeray, soutenue par des milliers d’adoptants a dû également apprécier les propos la concernant : « Le refuge d’Hermeray (Yvelines) est visé par une enquête. Ce que je peux vous dire, c’est que la SPA a porté plainte entre autres à cause de taux d’euthanasies beaucoup plus élevés que partout ailleurs ». Une petite phrase assassine qui ne correspond en rien à la réalité du travail exceptionnel qu’a accompli la directrice du refuge pendant 20 ans. J’avais pourtant dit au nouveau commandant à quel point le licenciement de la directrice était une catastrophe pour le refuge d’Hermeray*. J’avais tenté, avec mes mots de vilain manant, de mettre en avant le système de vases communicants qui existe entre les refuges et les fourrières. Soit, le colonel, n’a rien compris à mon explication (j’en doute) soit, sa façon d’être grand consiste, comme Natacha Harry, à pratiquer l’art subtile de l’hypocrisie…


MOINS D’ADOPTIONS DANS UN REFUGE, C’EST PLUS D’EUTHANASIES DANS LES FOURRIÈRES!

Depuis le départ de Céline Ravenet du refuge d’Hermeray le 2 mai 2018, la nouvelle politique mise en place par la direction de la SPA a généré des conséquences catastrophiques. Le refuge refuse la plupart des abandons et surtout ne récupère plus les chiens et des chats des fourrières environnantes. Depuis 6 mois, par exemple, aucun chien ou chat de la fourrière d’Amilly (28) n’a été transféré alors que l’ancienne directrice en récupérait une dizaine par semaine pour les faire adopter. Autre exemple, les chiens créoles qui ont été accueillis par milliers par Céline Ravenet ne sont quasiment plus transférés vers le refuge. Tout cela génère des euthanasies en masse dans les fourrières. Elles ne sont pas comptabilisées dans les statistiques du siège puisque les organisations qui gèrent ces animaux ne font pas parties de la SPA. En matière d’adoption, les chiffres d’Hermeray sont également très éloquents: En octobre 2017, Céline Ravenet avait fait adopter 108 chiens et 61 chats, en octobre 2018, la nouvelle direction a placé 36 chiens et 45 chats… Depuis le départ de l’ancienne directrice (de mai à octobre 2018) le refuge en a placé 414  alors que pour la même période en 2017, Céline Ravenet avait fait adopter 842 chiens et chats. Inutile d’avoir fait Saint Cyr pour comprendre que les centaines d’animaux en moins ont fini en grande partie au paradis !


L’HÔTEL PARTICULIER DU BOULEVARD BERTHIER : UN CHÂTEAU DE CONTE DE FÉE !

Depuis 20 ans, j’ai constaté à quel point le monde des refuges SPA est dur et sans concession. Je n’avais pas compris que derrière les murs cet hôtel particulier des beaux quartiers, la protection animale était un conte de fée où « Les bénévoles comme les salariés travaillent heureux » La journaliste du Parisien remarque d’ailleurs que dans « ce drôle de siège » les oiseaux vivent en liberté et que les chiens des collaborateurs aboient gaiement. Visiblement dans cet endroit privilégié le colonel explique que « la cause animale que l’on défend ici nous plaît et nous unit. » Cette phrase qui fleure bon la communication institutionnelle aurait pu être prononcée mot pour mot par celles qui ont dirigé la SPA auparavant. Pas étonnant qu’il ajoute plus tard « Je n’ai pas été élu. Je suis président par intérim jusqu’à juin 2019. Avec le désir de me présenter ensuite, certes, mais pour l’heure je reste dans la ligne précédente.«  Pourtant la volonté du colonel de « rester dans la ligne précédente » est désespérante compte tenu du lourd passif des dirigeantes qui l’ont précédé.


Lors de mon long entretien du 18 septembre, j’ai pu lui poser toutes ces questions :

  • Allez-vous faire cesser la guerre fratricide entre les SPA et favoriser une collaboration avec les 260 refuges de la confédération ?
  • Allez-vous rapidement créer le comité d’éthique prévu par les statuts de l’association ?
  • Allez-vous mettre en place un véritable système d’appel d’offres à la SPA pour éviter le copinage avec des prestataires de services et les conflits d’intérêts au profit de grands groupes industriels ?
  • Chaque année des sommes de plus en plus importantes ont été dépensées par la SPA pour faire du marketing et de la communication (4.3 millions en 2013, 4.8 millions en 2014, 5.1 millions en 2015, 7.1 millions en 2016, 6,8 millions en 2017) . Allez-vous utiliser autant d’argent pour la communication de la SPA en 2018 ? (7.6 millions d’euros selon le budget prévisionnel ?)
  • Plus de 500 000 euros ont été versés par la SPA à la société Image 7 pour payer Madame Salomon, une « conseillère » qui n’a quasiment jamais mis les pieds dans un refuge en 5 ans. Allez-vous vous passer de ces conseils dorénavant ?
  • Il n’y a plus de directeur général et de directeur financier depuis de nombreux mois à la SPA ce qui laisse la direction technique dans les mains de personnes qui, à notre avis, manquent cruellement de compétence ou d’expérience. Pouvons-nous espérer, de votre part, une véritable restructuration de la direction de l’association ? Une restructuration dans laquelle les disparités de salaires entre le siège et les agents des refuges soient moins importantes par exemple ?
  • Allez-vous demander le remboursement des sommes énormes perçues par Maitre Lebossé pendant ces trois années et demi d’administration judiciaire ?
  • Allez- vous réintégrer Céline Ravenet  la directrice du refuge d’Hermeray dans ces fonctions ?
  • En septembre 2018, Antonio Guterres, le secrétaire général de l’Onu a lancé un appel désespéré : « Si nous ne changeons pas d’orientation d’ici 2020 nous risquons des conséquences désastreuses pour les humains et les systèmes naturels qui nous soutiennent !» A l’heure où une multitude d’oiseaux (comme les hirondelles), de mammifères, de poissons, d’insectes (comme les abeilles) et des centaines d’espèces sauvages disparaissent… A l’heure où chaque jour des millions d’animaux de rente sont élevés, transportés et abattus dans des conditions d’une inacceptable cruauté… Allez-vous être le président qui ne limitera pas son action aux chiens, aux chats et aux chevaux ? Agirez-vous pour que la Société Protectrice des Animaux mérite enfin son nom en élargissant son champ d’action ? Pendant ces 8 dernières années la direction de la SPA de Paris n’a rien fait (bien au contraire) pour la biodiversité. Des tonnes de papiers ont été gaspillées pour faire une communication (comme le disait madame Harry) « sans vague ». Des quantités importantes d’énergies (au propre comme au figuré) ont été dépensés pour mettre en avant une vision rétrécie de la protection des animaux. Cela va-t-il changer ?

Le sympathique Colonel n’a pas souhaité que j’enregistre ses explications. Ne vous inquiétez pas, les réponses à ces questions ne resteront pas dans les oubliettes du château ou dans un donjon…


 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Société Protectrice des Animaux (Siège social)


Association à but non lucratif créée en 1845


La Spa, une saga qui ne s’arrête pas !

On se rappellera longtemps de Philippe Séguin, devant les caméras, pointant du doigt la gestion et les dysfonctionnements de la SPA de Paris en 2009. Il est vrai qu’en matière de direction la Société protectrice des Animaux n’a pas toujours été gâtée. La condamnation de Jacqueline Faucher pour abus de confiance en 2007, les deux millions et demi perdus dans la création du chenil fantôme de Valmasque en 2008 par Caroline Lanty et les guerres intestines de ses 24 administrateurs pendant les périodes de présidence de Serge Belais et de Virginie Poque Saint Jean ont montré à quel point diriger cette institution séculaire n’est pas une mince affaire. Le rapport du Président de la cour des comptes de Paris déclencha une décision de justice exceptionnelle : la mise sous tutelle de cette institution parisienne dont dépend 58 refuges, plus de 500 salariés et plusieurs milliers de bénévoles sur l’ensemble du territoire national. La nomination en novembre 2009 par le tribunal d’une administratrice judiciaire toute puissante, Maître Michèle Lebossé, a-t-elle permis une meilleure gestion de la vénérable institution ? On peut en douter ! La SPA est une vieille dame. Certes ! Mais pouvait-on la mettre sous tutelle comme on le ferait pour une millionnaire des beaux quartiers ? Rien n’est moins sûre… En juin 2013, après plus de 3 années de gestion sans partage, Maître Lebossé part en délestant la SPA de plus d’un million d’euros et fait élire un nouveau conseil d’administration de 9 personnes à sa main. Aucun d’entre eux n’était adhérent de la SPA à l’entrée en fonction d’administratrice judiciaire… Natacha Harry (chroniqueuse à télé matin, vétérinaire et surtout communicatrice de la marque Pedigree et des animaleries Jardiland) devient Présidente de la SPA… En juillet 2018, Elle démissionne pour laisser la place au Général Jacques-Charles Fombonne, chasseur dans le Cantal et membre de la bonne société Parisienne. Autant dire que la Saga n’est pas terminée…


Gouvernance :

Responsable légal : Jacques-Charles Fombonne (Président)

PrésidentJacques-Charles Fombonnej.fombonne@la-spa.fr
TrésorierJean Marie Foinontj.foinont@la-spa.fr
SecrétaireMickaël Varletm.varlet@la-spa.fr

Autres administrateurs : Marie Françoise Augustin, Philippe Harang, Valérie Verneau, Thierry Bédossa, Céline Ravenet, Isabelle Halo

Directeur général Guillaume Sanchezg.sanchez@la-spa.fr


Informations de contact

39, boulevard Berthier
Paris, 75017


Horaires d’ouverture du siège

Lundi
10 h 00 min – 18 h 00 min
Mardi
10 h 00 min – 18 h 00 min
Mercredi
10 h 00 min – 18 h 00 min
Jeudi
10 h 00 min – 18 h 00 min
Vendredi
10 h 00 min – 18 h 00 min
Samedi
Fermé
Dimanche
Fermé

Sites et réseaux sociaux

Site internet de l’organisationhttps://www.la-spa.fr/
Facebook de l’organisationhttps://www.facebook.com/spaofficiel/
Instagram de l’organisationhttps://www.instagram.com/la_spa/
Tweeter de l’organisationhttps://twitter.com/spa_officiel

Publication des comptes / Chiffres clefs

La publication des comptes annuels et du rapport du commissaire aux comptes est obligatoire pour les associations et les fondations lorsque le montant total des dons et/ou des subventions au cours de l’exercice comptable atteint 153 000 €.

Total des dons collectés en 201920 740 085 euros
Total des legs collectés en 201934 223 332 euros
Total des produits collectés (adhésions,dons,legs,…)71 669 253 euros
Excédent de trésorerie en 20195 725 265 euros
Charges de fonctionnement en 201965 943 968 euros
Réserves de Trésorerie (hors patrimoine immobilier)84 555 872 euros

Communication / marketing / publicité

En 2019, Jacques Charles Fombonne a battu un record en matière de communication. Il est devenu le Président qui a fait dépenser le plus d’argent à cette institution pour communiquer et rechercher des fonds depuis 175 ans. Mari de la productrice de télévision Clémentine Dabadie Fombonne, scénariste à ses heures, comme Natacha Harry, le Président adore les caméras. Il se met en scène régulièrement sur les plateaux de télévision en endossant plusieurs casquettes « gendarme expert » sur BFM.TV ou « spécialiste de la protection animale » dans une multitudes de reportages ou de publications (financées ou non par la SPA). Passionné par les armes à feux et chasseur dans le Cantal, il n’a évidemment par orienté le budget marketing de la SPA vers la dénonciation des pratiques cynégétiques. Il a comme celle qui la précédée, choisi d’orienter le message de la SPA vers trois thèmes habituellement rémunérateurs : l’abandon en été, le froid en hiver et l’animal objet.

Plutôt que de fédérer les différentes SPA ( plus de 150 autres SPA en France), le général n’a pas hésité a pratiquer une politique de recherches de dons agressives en finançant, par exemple, la société ONG conseil, pour organiser des opérations de street marketing dans des départements où elle n’a aucune implantation :

Des maisons SPA qui ne placent quasiment pas d’animaux !

Le général a également amplifié le financement des Maison SPA, un concept marketing mis au point par Natacha Harry en 2014 qui consiste a installer un local commercial dans un département où la SPA parisienne n’est pas ou peu présente. En 2019, les sept maisons SPA (Ajaccio,Bordeaux, Lezignan, Lons-le-Saunier, Nice, Niort,Tourcoing) ont couté 2,2 millions d’euros…


Maison SPAbudget de fonctionnement 2019Nombre d’animaux adoptables le 16 janvier 2021
Ajaccio535 918 euros37 (21 chats, 16 chiens, 1 cheval)
Bordeaux158 501 euros13 (9 chats, 3 chiens et un cochon d’inde…)
Lezignan107 037 euros12 (10 chats, un chien et un rat…)
Lons le Saunier
261 568 euros
6 (4 chiens, 2 chats)
Nice147 880 euros0 animaux
Niort171 153 euros13 (8 chats, 5 chiens)
Tourcoing289 929 euros13 (13 chats)
Paris467 437 euros0 animaux
Total2 139 423 euros94 animaux à adopter (63 chats, 29 chiens, 1 cheval, 1 rat et un cochon d’inde…)

OU VA L’ARGENT DE LA PROTECTION ANIMALE ?

Le financement de la protection animale est un sujet délicat, presque tabou. Pour protéger les animaux, certains ont fait de leurs domiciles des refuges improvisés et se sont retrouvés sans le sou au bout de quelques années. D’autres ont su créer des associations ou des fondations sans la moindre structure d’accueil et bénéficier de dons et de legs considérables… Quoiqu’on en dise, le secteur de la protection animale est inféodé à la recherche de financements et le moins que l’on puisse dire c’est que certains « protecteurs » sont plus doués que d’autre dans ce domaine.

Publication des comptes

Donner à une association ou à une fondation ayant pignon sur rue devrait être une garantie de l’utilisation efficace, rationnelle et éthique de ces fonds. Ces organismes, qui communiquent si bien sur l’importance de « donner pour les animaux », sont moins ouverts lorsqu’il s’agit de s’expliquer sur leurs dépenses. Leurs sites internet sont peu loquaces et, malheureusement, les comptes annuels publiés par ces organismes sont loin d’être des bilans comptables accompagnés d’explications détaillées qui permettent une analyse claire et efficace. Force est de constater que ces organismes savent demander l’argent mais ont beaucoup de mal à montrer ce qu’ils en font …

Trois exemples passionnants :  Les SPA, les fondations et les petites associations

Dans le petit monde des SPA, c’est la guéguerre permanente. Avec l’arrivée de Natacha Harry en 2013, la Spa de Paris a tenté de s’approprier l’appellation en déposant la marque « la SPA ». L’association Parisienne gère directement 55 refuges et génère chaque année plusieurs dizaines de millions de legs et de dons… En 2018, pendant que les 260 autres refuges indépendants (dont 110 SPA) tentaient désespérément de se faire entendre au sein d’une Confédération hétéroclite et vacillante, « La SPA » parisienne, dirigée par un Colonel de Gendarmerie, dépensait presque 8 millions d’euros dans la communication et le marketing. Elle n’hésitait plus à organiser des opérations de collectes de rue ou de collectes de fonds téléphoniques dans des départements où elle n’avait aucun refuge.

Les fondations contrairement aux associations n’ont pas à tenir compte des souhaits de leurs adhérents, elles n’en ont pas… Réha Hutin avec sa Fondation « 30 millions d’amis »,  par exemple, grâce à son statut de « fondation » reconnue « d’utilité publique », avec un unique petit refuge, arrive à capter chaque année plus de 20 millions d’euros de dons et de legs. Une partie minoritaire seulement des sommes collectées sont reversées à différents refuges indépendants au bon vouloir de son indéboulonnable présidente. Le reste part dans des actions de « sensibilisation du public », de « frais d’appel à la générosité du public » et des « réserves financières » (plus de 30 millions d’euros en 2018…)  sans pouvoir savoir si la société de production de la femme d’affaires, propriétaire de la marque « 30 millions d’amis » touche une partie du pactole (sa société PRO TV ne publie plus son bilan depuis 2005)… Rien ne garantit vraiment le bon usage de ces fonds.

En marge des SPA, des fondations et des refuges indépendants, il y a la nébuleuse des centaines de petites associations de protection animale. Il y en a plusieurs, chaque jour, qui se déclarent au journal officiel. Certaines sont très utiles en faisant œuvre sociale (stérilisation des chats, nourrissage, familles d’accueils,…) d’autres dépassées par l’enjeu et le manque de moyens ne vivent que quelques mois, et certaines malheureusement utilisent la réglementation peu contraignantes des associations loi de 1901 pour traficoter dans leur coins. C’est variable !

A qui faut-il donner pour aider les animaux ?

Avant de donner à un organisme de protection animale, qu’il soit fondation ou association, mieux vaut être sûr de sa gestion. C’est pourquoi, même si sa communication est attrayante (voire larmoyante), vérifiez qu’il a une comptabilité saine et détaillée. Si c’est une association n’hésitez pas à adhérer c’est un bon moyen d’avoir accès aux comptes d’exploitation et de faire entendre votre voix.

A quoi bon tout ce pognon si c’est pour faire moins d’adoptions ?

billet500bPar Alain Lambert

A LA SPA DE PARIS, TOUJOURS PLUS DE POGNON ET ENCORE MOINS D’ADOPTIONS !

Le 22 juin 2019, La liste « Acteurs pour la SPA » du Général Jacques Charles Fombonne a gagné les élections de la SPA de Paris avec 2107 voix sur 3565 votants (60,7 %). 6 de ses membres sont donc élus dans un Conseil d’administration de 9 personnes. Les trois autres administrateurs élus sont Céline Ravenet, Thierry Bédossa et Isabelle Halot. Voici les questions que j’ai posé  au Général à l’occasion de l’assemblée générale :

« Monsieur le Président Général,

Dans les 75 pages du rapport d’activité 2018 que vous nous avez fait parvenir, il y a un chiffre qui m’a marqué, il est à la page 11 : 37 157 c’est le chiffre des adoptions : le plus mauvais depuis 5 ans !

Dans ces conditions, à quoi bon envoyer ces tonnes de papier avec des photos d’animaux qui ne sont même pas à adopter ?

A quoi bon payer la société ONG Conseil pour récupérer des fonds en Alsace, dans le Nord ou d’autres départements où nous ne pouvons pas réaliser d’adoptions ? Quand vous répétez votre leçon de marketing de rue dans les articles des journaux en disant « qu’un euro dépensé en communication rapporte quatre euros de dons », vous oubliez de préciser que l’argent des petits donateurs de ces départements où la SPA n’est pas implantée c’est celui des petites retraites, des gens de peu que vous trompez en leur faisant croire que ces dons réguliers bénéficieront aux refuges de leur département.

 

A quoi bon jeter 1,5 million d’euros par an dans des inutiles maisons SPA qui comme le disait Madame Harry en 2014 « ne sont pas faites pour accueillir des animaux » ? Vous avez continué à financer ces boutiques qui, comme le dit votre bilan enjolivé, ont permis de faire adopter 1058 animaux en 2018 soit 1500 euros dépensés pour un seul animal adopté, un sacré ratio ! En 6 ans, elles ont coûté plus de 7 millions d’euros à la SPA ! Une mention spéciale pour la délégation de Corse (Ah, la Corse !) qui percevait 44 547 euros du siège en 2013 et qui a touché 477 083 euros *en 2018. En quatre ans, depuis la location d’une petite boutique SPA à Ajaccio sans avoir le moindre refuge et sans véritable contrôle, elle a touché 1 651 170 euros !

A quoi bon gaspiller l’argent des donateurs, quasiment 8 millions d’euros de com et de marketing, pour acheter les prestations de grosses sociétés (Adfinitas, Marketvalue et j’en passe…) qui font leur beurre sur le dos des animaux pour avoir des likes sur internet ou harceler des donateurs avec d’insupportables appels téléphoniques  si à la fin du compte vous faites toujours moins d’adoptions ? Et ceci pendant que la SPA affecte la somme ridicule de 160 554€ pour la stérilisation des chats pour l’ensemble du réseau…

A quoi bon acheter une propriété à Evecquemont à 375 000 euros pour remplacer le refuge d’Orgeval si vous n’êtes pas capable de savoir que cette propriété est en zone inconstructible et qu’elle ne générera jamais d’adoptions ?

Evecquemont

A quoi bon coller sur la devanture du local 41, rue Beaubourg à Paris une affiche « Ouverture prochaine : la Maison des chats ! » et donner 135 000 euros pour faire partir le locataire si c’est pour laisser cette boutique deux ans et demi inoccupée (une boutique de 180 m² à 5000 euros de loyer mensuel) sans aucun chat à adopter ?

maison SPA PARIS

Êtes-vous bien sûr, Monsieur le Général Président, d’être à votre place à la Société Protectrice des Animaux ? Ne seriez-vous pas mieux installé à quelques centaines de mètres d’ici dans un grand fauteuil d’administrateur d’une autre société, la Société Centrale Canine, qui saurait honorer vos compétences de chasseur et d’amateur de chien de races ?

Merci de m’avoir entendu à défaut d’être écouté une fois de plus… »


*La délégation SPA d’Ajaccio a perçu 44 547 euros du siège en 2013 puis 136 742 en 2014, puis 333 530 en 2015, puis 418 933 en 2016, 421 624 en 2017, et 477 083 euros en 2018 sans pour autant avoir le moindre refuge…

A Strasbourg, la SPA de Paris « tape » les passants alors qu’elle n’a aucun refuge dans le département !

Par Alain Lambert

La première question que j’ai posée au nouveau Président de la SPA de Paris lorsque je l’ai rencontré en septembre 2018 a été la suivante : Allez-vous faire cesser la guerre fratricide entre les SPA et favoriser une collaboration avec les 260 refuges de la confédération ? Il m’a répondu, avec une périphrase, qu’il n’avait pas d’intention belliqueuse envers les autres SPA. Il a même été question d’organiser une rencontre avec ces associations pour travailler en commun pour la cause animale. Malheureusement, cette bonne volonté a fait place à une posture bien plus agressive. Pour commencer l’année 2019, le Colonel Fombonne n’a rien trouvé de mieux que de valider une campagne de recherche de legs et de dons en Alsace alors que l’association qu’il dirige n’a strictement aucune implantation dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin.

Le colonel Fombonne fait la cour aux notaires alsaciens en discréditant les autres SPA.

Le Colonel qui ne connaissait strictement rien, il y a encore 6 mois, à l’histoire des SPA s’est transformé en donneur de leçon en matière de protection animale. Voilà ce qu’il écrit dans un courrier destiné aux notaires alsaciens pour discréditer les autres SPA : « La multiplication des SPA entretient une confusion dans l’esprit des testateurs. Elle engendre parfois des difficultés d’interprétation, sources de contentieux et de retard dans les successions. Pour votre parfaite information, sachez que, récemment, un arrêt rendu par la cour d’Appel de Paris, en date du 30 mars 2018, a prononcé la nullité de la marque « SPA de France » utilisée par l’association Défense de l’Animal, et l’a reconnue coupable d’acte de concurrence déloyale au préjudice de la SPA . A ce jour, de nombreux refuges continuent à se prénommer « SPA de… » sans avoir de lien avec nous. »

Visiblement, le nouveau crémier du boulevard Berthier, veut le beurre, l’argent du beurre mais pas les refuges et les fourrières… car ce qu’il oublie de préciser dans son courrier c’est qu’une organisation comme la SPA de Strasbourg créée en 1878 n’a pas moins de légitimité à s’appeler « Société Protectrice des Animaux » en Alsace que son association qui ne protège pas le moindre chien, chat, cheval ou hérisson dans les 8280 km2 du territoire alsacien. « Dans la droite ligne de Natacha Harry » qui l’a fait entrer au conseil d’administration, le nouveau président de la SPA Parisienne applique une politique de recherche de financements sans état d’âme, dangereuse pour tous les autres acteurs de la protection animale. Il n’a pas le moindre scrupule à aller racler des fonds hors de ses terres et mettre en péril les finances des refuges alsaciens.

Des troupes au sol pour taper les passants …

strasbourg2

Du 3 janvier au 4 février 2019, par exemple, dans la métropole alsacienne, des fantassins recrutés par ONG Conseil, une société spécialisée, tentent de faire signer des promesses de dons qui n’iront jamais dans les caisses des associations de protection animale du département. Cela n’empêchera donc pas les jeunes recrutés de faire la promotion d’une SPA « nationale » (une appellation fantaisiste qui elle aussi est particulièrement « déloyale ») ! Pour 13 euros 31 brut de l’heure et des tickets restaurant à 9 euros, les étudiants en CDD doivent vanter les mérites de la grosse association parisienne pour récupérer des donateurs réguliers. Les tickets restaurant ne seront peut être pas vraiment nécessaires vu que les quêteurs risquent de faire une indigestion suite aux réflexions des alsaciens qui connaissent l’affaire…

Le vendredi 4 janvier, nous sommes allés place Kléber nous faire harponner par ces gentils jeunes gens pour savoir ce qu’ils disaient aux passants. Ça valait le déplacement ! Pour décrocher des donateurs réguliers, les représentants de la SPA, n’ont pas hésité à donner des informations plus qu’approximatives voire à mentir effrontément. Ils ont parfaitement réussi, comme aime à dire leur Président, à « entretenir la confusion« . L’un expliquait sans rigoler que la SPA « était sur le territoire français en entier » ( en réalité, elle n’est présente que sur 43 des 101 départements français) ou qu’ « il n’y a pas de SPA riches et de SPA pauvres » et que les dons faits par les Strasbourgeois  « bénéficient à toutes les SPA de France« . Rien que cela ! Une autre solliciteuse explique qu’elle est « bénévole à la SPA de Strasbourg » mais qu’elle travaille pour « SPA France  » et rassure la passante en affirmant que « les comptes de la SPA nationale sont vérifiés au moins quatre fois via le préfet de Paris et le ministère de la jeunesse et des sports… »

A coup sûr, les SPA de Colmar, Haguenau, Moyenne Alsace, Mulhouse ou Strasbourg vont apprécier les affirmations du Colonel Fombonne et de ses représentants rémunérés pour l’opération. Au delà de cette pratique de marketing de rue peu élégante, il serait intéressant de savoir combien la société ONG conseil a pris d’oseille pour une opération pareille… une vraie merveille !