Adopter un chien ou un chat au refuge de la Société Vosgienne de Protection Animale à Brouvelieures

Par Alain Lambert, Rédacteur principal du journal de la protection animale


Le premier refuge que j’ai visité dans ma vie était le refuge de Société Vosgienne de Protection Animale. A l’époque il était situé dans une ancienne carrière à Epinal. C’était le 1er août 1973, pour mon onzième anniversaire, j’ai accompagné mon père qui y a adopté Titus, mon premier chien. Quelques souvenirs ont été enracinés par les émotions de cette journée particulière. Le chemin parcouru dans la 2 CV paternelle, l’autobus désaffecté qui servait de bureau à la SVPA et l’odeur agréable du chien que je tenais fièrement avec une laisse en chaine en rentrant à la maison. Pourquoi mon père est-il aller adopter ce ratier dans un refuge perdu dans une carrière désaffectée ? Je ne sais pas vraiment. Il ne connaissait que peu de chose à la cynophilie et à la protection animale mais il avait des convictions morales. Pour Odette Mas de la Galterie la fondatrice du refuge, c’était du pain béni. Elle avait trouvé la famille parfaite pour faire adopter un de ces protégés. Maison avec jardin cloturé, mère « au foyer » et père avec un métier stable et bien rémunéré. la Présidente de la SVPA avait surement compris qu’elle avait autant de chance de voir Titus revenir au refuge que d’entendre la voix de la Vierge Marie lui ordonner de visiter la chapelle de Donrémi.

Des dirigeants qui choisissent une famille pour un animal et pas le contraire…

Elle avait pour principe de choisir une famille pour un chien et pas le contraire.  Malgré un caractère qu’on pouvait qualifier de très difficile ce ratier a fini confortablement ces jours chez mes parents à plus de 20 ans.Le 23 avril 2018, je suis retourné à la SVPA, qui existait encore mais n’était plus à Epinal depuis 1977. Situé maintenant à Brouvelieures à la lisière d’un massif forestier, elle est dirigée aujourd’hui par Edith Quié qui était déjà bénévole dans l’association à l’époque où nous avons adopté Titus. A la SPA des Vosges, les procédures n’ont pratiquement pas changé. Il y a toujours dans l’air cette méfiance envers l’humanité qui fait de l’adoptant une personne suspecte qui pourrait abandonner son chien au premier coin de rue.

En 2019, la présentation des animaux à adopter par voie numérique n’était absolument pas d’actualité et le site du refuge était archaïque ! Pendant que la SPA de Paris (qui n’a aucun refuge dans les Vosges) récupère des millions d’euros de legs et de dons à coup de campagne marketing agressive dans toute la France. Le site internet de l’association relayait encore en 2019 un principe plein de bons sentiments mais totalement déconnecté :

“On n’achète pas un animal en cliquant sur une souris ! Si nous consacrons sur ce site une page destinée aux animaux trouvés / perdus, nous ne souhaitons pas publier une « vitrine » de chiens et chats à adopter. Imaginons ce que serait la publication de tous nos animaux mis en ligne  comme sur un catalogue vivant ! Ce n’est certes pas le but recherché. »

Il n’y est pas plus question de faire venir des chiens et des chats venus des DOM TOM ou d’autres régions défavorisées en matière d’adoption. « On a bien assez de la misère locale pour sauver un animal ! » Pourrait dire un proverbe local…


Site internet du refugehttps://sites.google.com/site/svpafr02/
Facebook du refugehttps://www.facebook.com/SVPABrouvelieures
41 rue des Forges
Brouvelieures, 88600

Lundi
14 h 30 min – 18 h 00 min
Mardi
14 h 30 min – 18 h 00 min
Mercredi
14 h 30 min – 18 h 00 min
Jeudi
Fermé
Vendredi
14 h 30 min – 18 h 00 min
Samedi
14 h 30 min – 18 h 00 min
Dimanche
Fermé

Le refuge est ouvert également le premier dimanche de chaque mois


Date de création de l’association : 1964

Date de création du refuge de Brouvelieures : 1977

Fondatrice : Odette Mas de la Galterie

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