Un refuge vraiment pas si bêtes !

Par Alain Lambert

Pour faire fonctionner un refuge de protection animale, il ne suffit pas seulement d’être bienveillant il faut aussi être intelligent car une multitude de compétences sont nécessaires pour réussir à faire vivre dignement les animaux qui sont à la charge d’une association. Les responsables de l’association PAS SI BETES à Cutrelles l’ont parfaitement compris. L’association a été créée en 1995 par deux anciennes bénévoles de la SPA de Vaux le Penil qui voulaient donner un sort plus enviable aux vieux chiens et chats abandonnés de la région de Fontainebleau, de Provins et de Montereau. L’association a très vite élargie ses objectifs. Aujourd’hui, elle accueille dans de très bonnes conditions non seulement des vieux animaux mais aussi des toutous et des matous abandonnés du département ainsi que des chiens créoles, des petits roumains, des chats et des chatons à foison. Dirigée par une équipe d’administratrices hors pair, elle permet aux 8 salariés et aux bénévoles de l’association d’assurer au mieux leurs missions. A sa tête Jeannette Bosquet la présidente a parfaitement compris les enjeux de la protection animale.

Dans cette première partie, rencontrez pour la première fois ce refuge formidable…

DANS QUEL REFUGE SPA FAUT IL ADOPTER UN ANIMAL ?

Comme Virginie, nous avons adopté nos chiens dans un refuge SPA.

Frisbee vient de la SPA de Gennevilliers.

Easy est venu de la SPA de la Réunion puis a été transféré à la SPA de Gien.

Youyou est une chienne que nous avons adoptée à la SPA d’Hermeray.

Dans le langage de tous les jours, SPA n’est pas un seulement un sigle, c’est un nom commun utilisé pour désigner un refuge de protection animale.

Il y a ainsi à peu près 400 refuges qui accueillent des animaux en France et s’appellent ou sont appelés SPA dans la commune ou le département dans lequel ils sont installés. Tout du moins jusqu’à maintenant car un grand nombre de ces refuges sont en danger ! La direction de la SPA de Paris tente, pour canaliser les dons et legs, de s’approprier ce nom à son seul usage exclusif. Elle a obtenu Un jugement du TGI de Paris en mars 2017 qui condamne les 260 associations de la Confédération Nationale des SPA répartis sur tout le pays pour « parasitisme ». La SPA de Paris ne gère pourtant que 56 refuges sur 40 départements. C’est pourquoi la CNSPA a fait appel du jugement.

Pour nous, les refuges, qu’ils s’appellent SPA ou non, ne sont pas des parasites !

Pour le démontrer, nous allons visiter en 2017 et 2018 le plus grand nombre de refuges pour montrer à quels points ces associations ont un rôle essentiel à jouer dans la protection des animaux… J’espère que vous nous suivrez pour savoir quel refuge il faut aider ou pour choisir un nouveau compagnon

Non, Madame Natacha Harry, Les autres SPA de France ne sont pas des parasites !

Bravo Madame Harry, vous avez gagné !

En quatre années, vous avez réussi à transformer la centenaire SPA de Paris en une espèce de startup de la protection animale. Finies les vieilleries de la Loi de 1901, vous avez noyé les principes associatifs, la solidarité, le partage, le bénévolat, la cause commune sans recherche de profit dans le grand bain du business contemporain !

Depuis votre arrivée en 2013, plutôt que de collaborer avec les autres SPA de France, vous n’avez eu de cesse que d’empêcher les autres associations de protection animale de mener à bien leurs missions. Vous les avez considérées comme des concurrentes à éliminer comme si la protection animale n’était qu’une simple histoire de marketing et de conflit commercial.

En mars 2017, vous avez réussi à faire condamner la Confédération Nationale des SPA de France (qui a fait appel) pour « actes de concurrence déloyale et parasitisme » parce que, je cite vos avocats « elle détourne à son profit les adhérents, dons et legs ». « Parasitisme » ! Il fallait oser ! Selon vous, les milliers de salariés et de bénévoles que constituent la CNSPA et œuvrent dans la France entière pour sauver toutes sortes d’animaux sont donc des « parasites » ? Les Présidentes et Présidents des SPA indépendantes qui ont consacré leurs vies à la protection animale : des parasites ? Les milliers de bénévoles de la Confédération qui passent leurs week-ends à s’occuper des chiens, des chats, des chevaux, des ânes, des animaux de ferme et des oiseaux : des parasites ? Les centaines de salariés qui, du soir au matin, veillent à la bonne santé de leurs protégés : des parasites ?

LA OU LES SPA

 

Il fallait oser les qualifier ainsi quand on sait que la SPA de Paris fait la cour aux notaires de toute la France pour récupérer des legs alors qu’elle n’a des refuges que dans 40 départements du pays ? N’est-ce pas vous, Madame Harry, qui avez ouvert des « maisons SPA » pour attirer les dons dans 7 départements où « la SPA » n’a strictement aucun refuge ? Qui est le parasite ? Le refuge de la SPA de Mérignac ou la boutique sans animaux que vous avez faite ouvrir à Bordeaux ? Qui est le coucou dans la Drôme ? Le refuge de Romans, la SPA de Montélimar, l’ASPA qui recueille les animaux de Valence ou bien la boutique commerciale et sans vie animale que vous avez installée dans le centre de cette ville ? Que vont devenir les protégés de ces associations indépendantes si elles ne peuvent plus récupérer les dons et les legs qui iront remplir les caisses de la SPA de Paris ? Dans ce détestable business plan qui consiste à faire croire au public qu’il n’y a que « la SPA » en France pour protéger les chiens, les chats et les chevaux, il y a surtout, comme vous le dites si bien dans votre dernier courrier la volonté d’ « accroître les sources de revenus de LA SPA de manière significative ».

Vous avez oublié un principe : On n’est jamais trop pour protéger les animaux ! Si vous gagnez en appel, contre la CNSPA, vous allez entraîner une catastrophe sans précédent car nous avons besoin du maillage des petites et des grandes associations, qu’elles s’appellent « SPA » ou non, pour recueillir un maximum d’animaux abandonnés.

On n’est jamais trop pour protéger les animaux !

Non, Madame Harry, l’association que vous présidez à Paris n’est pas et ne peut pas être la seule à porter le nom de SPA dans le pays. Pour être précis, elle n’en a absolument pas les moyens aujourd’hui.

Avec une capacité d’accueil d’environ 5.200 chiens, chats ou chevaux, dans 55 refuges seulement, elle est incapable de couvrir l’ensemble du territoire pour s’occuper de tous les animaux abandonnés du pays. Et ce n’est surement pas avec le bilan que vous nous présentez aujourd’hui qu’elle va pouvoir le faire. Alors que vous n’avez quasiment pas entamé le fameux plan de rénovation des refuges que vous nous promettez depuis 4 ans, vous réalisez un déficit d’exploitation en 2016 de 3.887.268 euros. Et que dire de ce fameux plan de rénovation si ce n’est qu’il est incohérent. Vous allez dépenser 3,9 millions d’euros pour construire un chenil à Mougins alors qu’il y a déjà un refuge de la Confédération sur son lieu de construction. A Gennevilliers, vous allez engloutir 5.770.000 euros pour construire un refuge qui va accueillir 150 chiens et 100 chats. 5.770.000 euros !

Soit 23.000 euros par place d’accueil !

J’aurais tellement aimé entendre Thierry Courrault, votre trésorier démissionnaire qui s’occupait « personnellement du dossier », nous expliquer comment il est arrivé à cette somme. A Briançon, vous prévoyez de dépenser 2.180.000 euros alors que dans le même département la SPA Sud Alpine a dépensé seulement 700.000 euros pour en construire un nouveau… Les maisons SPA, vos boutiques « attrape dons », qui devaient, (vous nous l’aviez dit ici même il y a 4 ans) ne coûter « que » 100.000 euros par an. Ces huit locaux commerciaux qui n’accueillent aucun animal ont coûté le double en 2016, la bagatelle d’un million et demi. Rien moins que 15.600 euros, en moyenne par mois et par local.

Et il y a plus grave.

Depuis que vous êtes Présidente, plusieurs millions d’euros ont été dilapidés pour payer des cohortes d’avocats, de sociétés de communication, de lobbying, de marketing choisis selon votre bon vouloir. La cerise sur le gâteau étant les centaines de milliers d’euros que vous avez fait verser à la société Image 7 d’Anne Méaux !

N’oublions pas de préciser à ceux qui ne le savent pas que les délits de conflits d’intérêts n’étant pas applicables à une association de droit privé comme la SPA, les administrateurs « bénévoles » ont tout loisir de faire travailler des personnes ou des sociétés qui leurs sont proches sans risquer la moindre condamnation. Permettez-moi, ici, de vous rappeler que vous n’avez toujours pas créé, après quatre années de Présidence, un comité d’éthique au sein de l’association alors que les statuts l’imposent…

Alors que la capacité d’accueil des animaux est en retrait à la SPA depuis votre arrivée, vous avez fait exploser la masse salariale en embauchant une multitude de cadres et de salariés. Il y avait 450 employés, il y a 10 ans, il y en a 656 aujourd’hui alors qu’il n’y a pas plus de refuge qu’en 2006. Record sans précédent, il y a maintenant plus de 100 salariés qui travaillent au siège du boulevard Berthier. Autant dire que cette volonté de professionnaliser à outrance ne laisse guère de place aux bénévoles dans l’association. Plutôt que de chercher à contrôler le chiffre tout rond de 3.000 bénévoles que vous nous donnez, il suffira de regarder la place des adhérents bénévoles dans cette salle pour le constater. Sans les adhérents salariés qui ont été conviés sur leur temps de travail, payés par l’association, le doigt sur la couture du pantalon, à voter les décisions de la direction, il n’y aurait pas grand monde dans cette assemblée générale…

La lente agonie de la SPA de Paris…

Pour terminer, je veux souligner qu’à votre arrivée en 2013, vous nous avez dit que « la SPA » était « un diamant brut qu’il convenait de tailler ensemble ». Je dois reconnaître ici que vous avez tenu parole.

A la lecture du bilan 2016, force est de constater que vous avez réussi à faire plonger les comptes de l’association ce que, à ma connaissance, aucun président de la SPA de Paris n’avait réussi à faire depuis sa création. J’ai peur qu’à ce rythme là, il ne reste bientôt plus que des babioles dans la trésorerie de l’association. Votre gestion commerciale de ce que j’ose à peine de qualifier une association va entrainer une déferlante de difficultés pour tous les refuges de protection animale sur l’ensemble du territoire national. Et le pire dans cette histoire, c’est que « la SPA » n’en bénéficiera même pas.

Aujourd’hui, il est trop tard pour démissionner, comme l’a fait votre trésorier Thierry Courrault quelques semaines avant cette assemblée générale. Il faudra assumer la lente agonie de la SPA de Paris qui se profile aujourd’hui.

Croyez le bien, personne ne s’en réjouit, pas moi en tant que simple adhérent de la Société Protectrice des Animaux, pas même la Confédération Nationale des SPA de France, car cette situation va nuire une fois de plus aux animaux et à l’ensemble des associations qui veulent les protéger !

Alain Lambert

Adhérent de la SPA depuis 2003

Texte lu à l’assemblée Générale de la SPA le 30 juin 2017

 

 

 

Enregistrer

Quels aliments le chien ne doit-il pas manger ?

Même si votre chien vous fait les yeux doux pour avoir un peu de chocolat quand vous en mangez, ne cédez surtout pas ! Certains aliments bons pour les humains peuvent se révéler très toxiques pour votre chien. Le chocolat en fait partie. Voici la liste des aliments les plus nocifs pour lui, et donc à ne jamais donner si vous voulez garder votre animal en bonne santé ! Dans le chocolat, il y a de  la théobromine qui est un stimulant cardiaque pouvant provoquer des vomissements, des palpitations, une surexcitation et des convulsions à votre chien, voir le tuer s’il est de petite taille.

Autre aliment dangereux : les oignons, eux aussi sont toxiques pour les chiens, car ils contiennent du disulfure d’allyle et de propyle qui s’attaque aux globules rouges, ce qui va entraîner des problèmes respiratoires et empoisonner votre animal.

Certains os sont dangereux !
Seuls les gros os sont à recommander. En revanche ce n’est pas le cas pour les petits, comme ils ont été cuits, ils sont plus friables et tranchants, surtout lorsqu’ils sont petits. Ils peuvent se coincer dans sa gorge et l’étouffer ou perforer son estomac ! Alors, soyez vigilent et ne donnez jamais d’os de poulet ou de lapin à votre chien.

Attention à ne pas laisser trainer vos sodas. votre café ou des boissons alcoolisés !  La caféine, est un stimulant, je ne vous apprends rien, mais le problème c’est qu’elle peut créer de graves réactions nerveuses, voir provoquer une crise cardiaque chez le chien.  On se doute, évidemment, que l’alcool n’est pas meilleur pour les chiens ! Alors, si vous buvez, ne laissez pas trainer votre verre, car cela pourrait lui faire perdre ses repères, le rendre agressif et nerveux, voir le plonger dans le coma. Evitez aussi tout ce qui est trop salé, comme le saumon fumé, les chips ou les olives, car le sel consommé en grande quantité est toxique pour votre chien, pouvant lui provoquer des problèmes cardiaques, le paralyser ou le plonger dans le coma.

Certains fruits sont également à éviter comme par exemple le raisin, car il endommage les reins et peut entrainer des troubles intestinaux. Une seule grappe de raison peut être fatale pour un chien d’une dizaine de kilos ! C’est encore pire avec le raisin sec qui est encore plus concentré en principe toxique.

Si votre animal a mangé un de ces ingrédients, ne perdez pas une seconde et appelez votre vétérinaire. Plus vous agirez vite, plus vous aurez de chance de le sauver.

Si vous avez un doute, appelez un des 4 centres antipoison vétérinaire suivant :

Centre AntiPoison Animal et Environnemental de l’Ouest de Nantes (02 40 68 77 40)

Centre Antipoison Animal de Toulouse (05 61 19 39 40)

Le CNTIV de Lyon au  ouvert 24h/24 (04 78 87 10 40)

Ecole Vétérinaire de Maison-Alfort de 9 à 17 h, jours ouvrables au (01 48 93 13 00)