Elle s’appelait Nala, Royal Bourbon de 5 mois, morte à la SPA !

 

Après le licenciement de Céline Ravenet, la nouvelle direction du refuge d’Hermeray est déjà dans la tourmente :

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« Nala était un jeune chiot femelle royal bourbon de 4-5 mois d’une grande douceur, adorable avec ses congénères et les enfants. Elle a été sauvée sur l’île de la Réunion en mai de cette année. Malgré son joli physique et son bon caractère, personne ne s’était intéressé à elle lorsque nous avions organisé une journée porte ouverte le samedi 2 juin 2018 sur l’île. Les annonces sur notre page Facebook, seconde Chance et Wamiz n’ont pas eu plus d’effets.

J’ai donc proposé la chienne à la nouvelle direction de la SPA d’Hermeray pour qu’elle puisse être adoptée rapidement en métropole. Une demande qui a été acceptée.

J’étais loin de m’imaginer ce qui allait se passer…. Il faut dire ici que depuis 4 ans, j’ai confié plus de 700 chiens à l’ancienne directrice, Céline Ravenet, en qui j’ai une confiance absolue! Aucun incident à déplorer, bien au contraire elle a trouvé de merveilleuses familles pour nos animaux !

Une autre de nos bénévoles, Amélie, qui avait sauvé la petite Nala de l’errance à la Réunion, a commencé à s’inquiéter quand elle a constaté que sa protégée n’était pas proposée à l’adoption sur le site internet du refuge d’Hermeray ! Amélie a contacté le refuge à plusieurs reprises par mail et par Facebook… En vain…

C’est le mercredi 13 juin qu’elle est parvenue à avoir (enfin) un membre du personnel qui lui a annoncé à contrecœur la mort tragique de notre petite Nala. Elle était morte le lendemain de son arrivée, le 8 juin, tuée dans son box par 3 autres chiens adultes…

Négligence, incompétence et mauvais gestion des animaux !

Voilà le résultat de la nouvelle organisation après un mois d’exercice seulement ! Négligence, incompétence et mauvaise gestion des animaux ! Des chiens en surnombre dans un box qui tuent un chiot adorable de 5 mois en plein jour ! Une situation inqualifiable ! Sortir un chiot de l’enfer de la Réunion, le soigner, lui redonner confiance en l’être humain pour le laisser tuer dans un box surpeuplé en métropole ! Quelle aberration ! A l’époque de Céline Ravenet, il n’y avait jamais plus de 2 chiens par box !!

Et que dire de la confiance que nous pouvons avoir envers ces nouveaux responsables (Béatrice Jaume et David Legrand) qui ont voulu nous cacher sa mort en ne nous prévenant pas immédiatement !!

Craignant pour la vie des 3 autres chiots (4 mois, 6 mois et 8 mois) confiés également à Hermeray, nous avons immédiatement diligenté deux de nos bénévoles pour les récupérer et les mettre à l’abri en famille d’accueil afin d’éviter le pire !!

Ma confiance est rompue ! Je ne leur confierai plus jamais aucun animal !!

Voilà, je rends hommage à ma petite Nala partie trop vite!! Mon équipe est effondrée …. Hermeray, pour nous, c’est fini….

Natacha Harry, présidente de la SPA est pour moi, la première responsable de la mort de cette petite chienne adorable!

Caroline CUOZZO, présidente de l’association Réunion Protection Animale (RPA) »

POUR SAUVER SON IMAGE, NATACHA HARRY FAIT PLONGER LA SOCIETE PROTECTRICE DES ANIMAUX DANS DE SALES EAUX !

Pour la deuxième fois en deux ans, la Présidente de la Société Protectrice des Animaux est allée exprimer son indignation à la télévision car il y avait urgence. Les affaires qui lui collent à la peau ont pris encore plus d’ampleur avec le licenciement de Céline Ravenet du refuge d’Hermeray, celle qui a placé le chien du Président Macron. Anne Salomon, sa chargée de communication personnelle à 8 400 euros par mois (rémunérée par la SPA), a sorti de sa poche une contre-attaque particulièrement risquée pour l’association. Celle qui se présente aux journalistes comme « une source proche de la direction » n’hésite pas un instant à faire plonger la SPA en eaux troubles pour sauver sa protégée. Il faut savoir qu’à la SPA, il y a déjà deux directrices en charge de la communication, une équipe de 15 salariés qui travaillent pour communiquer sur la SPA et mettre en avant la Présidente. Mais dès qu’il s’agit de protéger l’image de Natacha Harry, c’est madame Salomon qui intervient. Une prestation sur mesure (facturée par la société Image 7 d’Anne Méaux) qui a déjà coûté près de 500 000 euros à l’association depuis l’arrivée de la Présidente « bénévole ».

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Hermeray, le mouton noir des refuges de « la SPA » ?

Le travail de cette femme de l’ombre consiste aujourd’hui à discréditer Céline Ravenet qui a été de très nombreuses fois encensée pour la gestion de son refuge. L’éminence grise de la SPA a décidé de remettre en cause le fonctionnement du refuge d’Hermeray. Une stratégie qui protège la Présidente mais qui n’est pas sans danger pour la SPA puisque ce refuge est l’un des plus apprécié de France. Les milliers d’adoptions et les centaines de témoignages d’adoptants en font foi. Les responsables des 53* autres refuges de la SPA sont priés par la direction de se scandaliser des pratiques de Celine Ravenet. Entre le marteau et l’enclume, ces employés vont devoir choisir entre le soutien à une collègue très appréciée et une direction sans pitié (six directeurs ont été licenciés depuis le début de l’année). Présenter la gestion de Céline Ravenet comme « honteuse » a de quoi faire rigoler quand on a déjà visité certains autres refuges de la SPA de Paris. Il suffit d’aller faire un tour à Gennevilliers pour comprendre que cette stratégie est suicidaire. Mais la conseillère n’en a visiblement rien à faire…

A Hermeray, l’ensemble des salariés du refuge (qui ont écrits une lettre de soutien à leur directrice dès sa mise à pied) ont été convoqués et pris en entretien individuel pour se faire expliquer la vie. Les registres et les ordinateurs du refuge ont été passés au crible pour trouver ne serait-ce qu’un témoignage ou une preuve d’insatisfaction qui démontrerait les mauvaises pratiques d’une femme qui a, rappelons-le, fait adopter plus de 30 000 animaux … Les chiens du refuge qui avaient passé une évaluation comportementale critique chez un vétérinaire ont été conduits chez un autre vétérinaire pour faire un diagnostique bien plus favorable. Tout est bon pour casser la réputation et trainer dans la boue celle qui a fait de l’ombre à Natacha en choisissant Nemo, le chien présidentiel.

Pourtant, cela n’a pas suffit. La pétition de soutien qui compte aujourd’hui plus de 18 000 signatures et les articles de presse qui ont révélé l’affaire ont poussé la Présidente de la SPA à faire un passage télé lacrymal pour se justifier et attaquer le « comportement honteux » de la directrice d’Hermeray en poste depuis bientôt 20 ans et soutenue par des milliers d’internautes

Pour votre communication, achetez-vous une Présidente d’association !

En juin 2016, le Parisien avait publié un article intitulé « Natacha Harry, une présidente au cœur des critiques ». Le soir même, grâce au réseau d’Anne Salomon, elle passait au Grand Journal pour donner sa version. Cette fois-ci, c’est notre pétition qui l’a fait « sortir de sa réserve » pour passer à Cnews, chez son ami Morandini pendant 14 minutes 30. Une fois de plus, elle a sorti les sanglots et les violons… A Canal +, elle avait pleuré à chaudes larmes en prononçant cette phrase « nous faisons tout cela pour les animaux… » et d’ajouter dans un râle « et avec beaucoup d’honnêteté » pour clôturer son propos … Une honnêteté toute relative quand on analyse attentivement les paroles qu’elle arrive à prononcer entre deux suffocations…

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Dans les deux interventions télé, on lui pose la question de ses rémunérations à la SPA. Sans se démonter, elle annonce immédiatement son statut de « bénévole ». D’un point de vue juridique, c’est vrai. En dehors des frais de représentation et de déplacements elle ne touche pas, à notre connaissance, directement d’argent de l’association. En revanche, elle a tout à gagner en étant la présidente de la SPA car elle bénéfice de plusieurs millions d’euros dépensés en communication pour construire sa notoriété et vendre son image aux marques qui veulent l’acheter. Il suffit d’aller regarder la page consacrée à Natacha Harry de la plate forme « Brand & Celibrity » pour le comprendre :

« Pour contacter Natacha Harry pour un projet de communication ou animer un séminaire ou une convention d’entreprise, faites confiance à Brand and Celebrities» clame, haut et fort, l’agence de communication…  Le site internet de l’agence insiste lourdement sur le fait qu’elle est « Présidente de la Société Protectrice des Animaux ».

Est-il nécessaire de souligner ici les nombreuses marques qui ont bénéficié des services de Natacha Harry et de sa société 2H productions pendant son mandat de Présidente de la SPA ? Une seule suffira : PEDIGREE ! Une marque qui l’a fait travailler pour être la représentante médiatique de son bâtonnet « DENTAFRISK ». Une prestation particulièrement malvenue quand on sait que le propriétaire de cette appellation est le Groupe Mars qui fournit pour plus d’un million et demi d’euros de Royal Canin par an aux refuges de l’association…

La cerise sur le gâteau dans l’intervention de Madame Harry est sans nul doute ce moment où, sans rire, elle nous explique qu’elle « ne se représentera pas aux prochaines élections de la SPA ». Et pour cause, les statuts de la Société Protectrice des animaux interdisent à un Président de faire plus de deux mandats successifs…

Alain Lambert

(* officiellement la SPA compte 56 refuges mais ceux de Valdelancourt et de Guyane vont être fermés en juin 2018)

A LA SPA, NATACHA HARRY DÉCAPITE UN DES MEILLEURS REFUGES DE FRANCE !

La communication autour du « bâtard » de l’Elysée !

Il faut que cela soit bien compris par tous les salariés de la Société Protectrice des Animaux. A la SPA, la seule qui ait le droit de montrer le bout de son nez devant les photographes et les caméras de télé s’appelle Natacha ! C’est compris ? Quand il s’agit de communiquer, la présidente « bénévole » n’aime pas qu’on lui fasse de l’ombre.

L’adoption de Nemo, le nouveau chien de la famille Macron en est l’éclatante démonstration. La une de l’actualité ? C’est pour Madame Harry ! Non de non ! Céline Ravenet, la directrice qui dirige depuis 19 ans le refuge d’Hermeray n’a pas compris cette consigne, que dis-je, ce commandement. Elle a été licenciée pour faute grave de son poste de responsable. C’est bien fait ! Oui ou non ?

Cette directrice ? Mais pour qui se prend-elle ? Oser placer un « bâtard » au couple présidentiel et exister devant les journalistes en faisant « la belle »? N’a-t-elle pas signé les 17 pages du règlement intérieur de la SPA ? N’a-t’elle pas intégré que « chaque salarié (directeur ou pas) s’engage à ne divulguer aucune information concernant le fonctionnement interne, l’organisation, les finances et les activités de la SPA » ? Et l’impertinente, que fait-elle ? Elle se fait tirer le portrait dans les journaux où elle raconte comment et pourquoi Emmanuel et Brigitte Macron ont choisi de venir dans «son » refuge : « Claude Chirac a parlé d’Hermeray aux Macron quand elle a su qu’ils voulaient impérativement adopter un chien dans un refuge » et cela, sans jamais mentionner Natacha Harry, sa médiatique Présidente… Quel culot !

 

 

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Mais qu’ont-ils donc tous ces directeurs à vouloir communiquer sans autorisation ? Déjà en février, il avait fallu se séparer de Joël Pain, le directeur général en personne, qui avait eu des écrits particulièrement critiques sur la politique de communication de la Présidente : « Mme Harry considère comme normal d’envoyer des centaines de milliers de courriers, d’imprimés et autres journaux tant que cela lui permet de communiquer en son nom et d’apposer sa photographie sur tous les documents, dans un culte de la personnalité inapproprié et sans rapport avec la cause défendue : la protection des animaux. » Il avait fallu virer celui qu’on avait choisi quelques mois plus tôt en cherchant dans sa boîte mail pour trouver des « propos sexistes à l’encontre de la Présidente ». Et ceux qui n’avaient vu dans ces mails que des « blagues de potaches », Anne Tholy la directrice juridique et Vincent Bourcier le directeur administratif et financier, ont été priés de prendre la porte par la même occasion…

Virer des directeurs fraîchement embauchés au siège, évidemment ça coûte (en 2017 Jean-Benoît Sangnier, le directeur précédent, avait touché 141 000 euros aux Prud’hommes pour licenciement abusif) mais ça peut se faire…

 En revanche, licencier Céline Ravenet, une personne si étroitement associée (depuis 1985) à la réussite d’un refuge exemplaire : il fallait oser ! Il fallait trouver une raison, une bonne grosse affaire pour se débarrasser de l’impertinente. Les fins limiers du boulevard Berthier, toujours prêts à se tirer une balle dans le pied, ont fini par trouver !

 

Le sabordage d’un des meilleurs refuges de France

Que lui reproche-t-on à cette vilaine ? D’avoir placé « le clochard » plutôt que « la belle » à l’Elysée ? Ça ne serait pas passé ! D’avoir été bénévole au refuge d’Hermeray depuis l’âge de 13 ans ? Pas vraiment ! D’avoir 8 chiens adoptés à titre personnel ? C’est pareil ! De trouver 40 familles aimantes venues de toute la France pour adopter un animal chaque semaine ? Encore moins ! D’avoir de superbes photos des animaux à adopter sur le site internet de la SPA  et sur les réseaux sociaux ? Pas plus ! D’avoir fait de ce refuge un lieu accueillant aussi bien pour les animaux que pour les adoptants ? Sûrement pas ! D’avoir placé plus de 30 000 animaux depuis son arrivée à la tête du refuge d’Hermeray ? Certes non ! Personne n’a jamais fait mieux qu’elle !

Il faut dire que pour y arriver, Céline Ravenet a construit patiemment un système qui permet au refuge d’Hermeray de plaire énormément. Nous l’avons toujours dit, son organisation frôle la perfection. Jugez plutôt :

  1. La plupart du temps, le contact avec Hermeray commence par une photo sur Internet. Céline a compris l’importance de faire de beaux portraits de ses protégés. Elle a installé dans son refuge un mini studio où elle photographie, un par un, tous les animaux à adopter.
  1. Le deuxième point fort du refuge, c’est l’accueil téléphonique. En appelant Hermeray, vous n’aurez pas l’impression de déranger. Contrairement à certains refuges qui abusent du répondeur ou qui répondent avec un ton à faire peur, il y a toujours une voix enjouée qui répondra aux heures d’ouverture pour vous demander ce que vous souhaitez.
  1. Et si vous vous déplacez jusqu’à Hermeray pour faire une adoption, vous n’aurez pas la sensation de rentrer dans une prison. L’accueil y est chaleureux. Les agents questionnent les visiteurs avec respect sans les considérer, par avance, comme de futurs abandonneurs.
  1. Dans ce refuge, chaque officiant s’occupe particulièrement d’un petit groupe de chiens pour les connaître parfaitement. Et si un chien pose un problème de comportement, Céline Ravenet et quelques salariés expérimentés n’hésitent pas à les prendre à leurs domiciles pour les tester ou pour les éduquer.
  1. Le bien-être des animaux et la propreté des installations sont une priorité pour l’équipe de cette directrice. Difficile de trouver une crotte non ramassée ou une litière pas nettoyée dans cet établissement où tous les protagonistes ont à cœur de faire de leur mieux pour rendre les animaux heureux.
  1. Certains refuges en France manquent cruellement d’espace pour permettre à leurs chiens de se défouler correctement. Le corps de ferme rénové d’Hermeray est situé près d’une forêt en plein milieu des champs. Un endroit idéal pour donner de l’exercice aux pensionnaires…
  1. Un refuge c’est un lieu de vie où se côtoient toutes sortes de sensibilités. La cohabitation entre les salariés et les bénévoles peut être difficile quand la direction n’est pas à la hauteur. Le management de Céline Ravenet a permis une symbiose entre ces deux sortes de protecteurs. Les aigris et les mauvais coucheurs sont priés d’aller voir ailleurs…
  1. Le placement des chiens d’Outre-mer est aujourd’hui une priorité. Chaque année, les fourrières de la Réunion, de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane euthanasient des dizaines de milliers de « chiens créoles et de Royal Bourbon » pour cause de surpopulation. Céline Ravenet a été l’une des premières (en 2002) à comprendre que faire venir ces chiens dans les refuges de métropole était non seulement une bonne action mais aussi une bouffée d’oxygène pour proposer des chiens de taille moyenne, sympas et sociables aux adoptants.

 

L’euthanasie un sujet qui fait du bruit !

Dans ces conditions, comment dégager l’impertinente directrice d’Hermeray sans provoquer un tollé ? Il n’y a qu’un seul sujet sur lequel l’opinion publique pourrait la clouer au pilori, il a pour nom « euthanasie ». N’oublions pas que Natacha Harry avait annoncé fièrement, en 2015 qu’elle avait fait inscrire dans les statuts de la SPA « l’interdiction absolue de toute euthanasie qui ne serait justifiée par des raisons médicales ». Ça fait bien et ça ne mange pas de pain ! Évidemment ce concept est très éloigné de la gestion d’un refuge au quotidien. Mais, dans sa course effrénée à la notoriété, la Présidente n’a visiblement que faire des réalités de la protection animale.

Depuis 2013, Céline Ravenet a fait euthanasier certains chiens dangereux pour ne pas proposer ces animaux à l’adoption. Elle l’a fait avec l’accord de toute l’équipe du refuge mais quelques fois sans passer par le protocole long et fastidieux de la direction à Paris (plus de trois mois pour prendre une décision).

Voilà ce que Céline Ravenet en dit :

«(…) Lorsque nous faisons adopter des animaux, nous prenons toujours un risque, mais quand en plus on sait pertinemment qu’un animal n’est pas adoptable, c’est trahir la confiance des futurs propriétaires. Plus nous véhiculerons une image positive, plus les adoptions se multiplieront. L’échec d’une adoption génère une mauvaise publicité et une future démarche d’achat pour les adoptants dans un élevage ou une animalerie.

Alors que faire de ces animaux inadoptables ? Personnellement, condamner un animal toute une vie dans une cage n’est pas ma conception de la protection animale. D’autre part, ne nous voilons pas la face, ce chien que nous allons nous refuser d’euthanasier dans notre refuge va être à l’origine de l’euthanasie d’un autre qui lui se trouve en fourrière et qui aurait pu satisfaire une famille… Mais le manque de place l’aura condamné…

Je ne pense pas que seuls les animaux malades ou agressifs avec les humains posent problème. Faire adopter des chiens associables et capables de tuer un congénère même si c’est un chien adorable avec les humains me semble inapproprié avec l’éthique de la SPA. Sauver un chien tout en sachant que cela peut être au détriment de la vie des autres, ne me semble pas politiquement correct et je doute que les adoptants assument ce type de comportement (…). Héberger des chiens problématiques est aussi une responsabilité vis-à-vis des agents animaliers, des visiteurs, des bénévoles mais aussi par rapport à leurs congénères. (…) »

 

En 5 ans (de 2013 à 2017), l’équipe d’Hermeray a réussi à faire adopter 10 310 animaux : un record qu’aucun autre refuge de France n’a égalé ! Plus de 5 400 chiens ont trouvé des nouveaux maîtres grâce au travail acharné de Céline Ravenet, des salariés et des bénévoles du refuge. Pendant cette période, 117 chiens (soit 2 % des chiens des animaux récupérés au refuge) ont dû être euthanasiés pour cause de parvovirose, de longue maladie et de dangerosité avérée. Décisions prises après concertation avec l’ensemble de l’équipe du refuge. Qu’aurait préféré Natacha Harry ? Que ces chiens dangereux soient placés chez des adoptants ? Qu’ils prennent la place des chiens sociables et affectueux qui sont tués dans les fourrières par manque de place dans les refuges ? Qu’ils passent des années dans des cages sans pouvoir être adoptés, en mettant en péril les salariés et les bénévoles du refuge ? L’équipe de la présidente est pourtant prompte à expliquer que la sécurité des salariés et des bénévoles est une priorité puisque le refuge SPA de Valdelancourt (Haute-Marne) sera fermé définitivement en juin 2018 pour cette raison !

Au journal de la protection animale, nous partageons sans restriction l’opinion de Céline Ravenet. Chaque année, nous parcourons la France pour visiter une cinquantaine de refuges. Certains (heureusement une minorité) nous expliquent fièrement qu’ « il n’y a aucune euthanasie dans le refuge ! » tout en nous montrant des chiens qui sont en cage depuis 10 ans parce qu’ils ont des « caractères trop compliqués pour être adoptés »… et ceci pendant que les fourrières doivent tuer chaque jour des animaux sociables et sympas qui ne peuvent être proposés à l’adoption pour cause de surpopulation dans les refuges. Le « zéro euthanasie » est tout simplement une pure hypocrisie ! De toute façon, qu’on soit d’accord ou non, ce sujet n’est pour Natacha Harry qu’une façon de sortir la tête haute de ce licenciement.

Natacha Harry aime-t-elle les « bâtards de la SPA » ?

Mais pourquoi ne s’est-elle pas réjouie au sein de la SPA de l’acquisition de Nemo ? Pourquoi n’a-t-elle pas encensé le choix présidentiel ? Avant l’adoption, devant témoins, elle prononça cette phrase fatidique « Je vois déjà les gros titres dans la presse, la SPA a refourgué un bâtard à la Présidence ! » Les chiens ne font pas des chats même à la SPA ! Avant d’être propulsée Présidente de la Société Protectrice des Animaux en 2013 (grâce à la baguette magique de l’administratrice judiciaire Maître Michèle Lebossé) Natacha Harry a fait de nombreux reportages où elle vantait les bienfaits de l’élevage. En 2010, elle faisait, par exemple, une vidéo pour Jardiland où elle expliquait que pour choisir un bon chiot « il faut absolument choisir un bon éleveur ». On aurait pu penser que cette conception de l’acquisition d’un chien aurait évolué grâce à son passage boulevard Berthier. Que nenni ! L’adoption de Nemo, le « bâtard » de l’Elysée, a démontré qu’elle n’a pas changé. Pour la productrice du « magazine de l’élevage » rien ne vaut un bon lignage… Elle a donc tout fait pour que le couple présidentiel renonce à l’adoption de ce brave croisé de la SPA. Voilà le récit édifiant qui vous permettra de comprendre comment s’est passé l’adoption du célèbre chien présidentiel.

Le croisé berger de Claude Chirac

Des croisés labradors ? Des croisés bergers ? A la SPA, il y en a une flopée. C’est d’ailleurs comme cela que cette histoire d’origine mal placée a commencé. Une histoire de bouche- à-oreille qui conduisit la fille d’un autre Président de la République devant la porte du refuge d’Hermeray. Comme des milliers d’autres visiteurs, Claude Chirac s’est retrouvée au milieu des chats et des chiens, dans une ferme perdue au milieu de nulle part, à expliquer que la bonne réputation de l’établissement l’avait poussée à faire le déplacement. C’est ainsi que Eyka, croisé berger, partit le 2 octobre 2015 du refuge pour devenir officiellement le chien de quelqu’un d’important. Une fille de Président tellement ravie de son acquisition qu’elle en parla avec fougue, deux ans plus tard, aux nouveaux locataires de l’Elysée, les Macron, à l’occasion d’un dîner.

A Hermeray, c’est comme ça, la plupart des futurs adoptants viennent « de la part de »

Que Natacha Harry le veuille ou non, elle aura beau faire envoyer des mails à « Pierre, Paul, Jacques », ou au Président, des centaines de milliers de courriers à son effigie dans tout le pays, comme à l’Elysée, communiquer partout à coup de millions… rien ne sera jamais mieux en matière d’adoption qu’une bonne recommandation.

Le 22 juillet 2017, la technique du bouche-à-oreille fit son effet. Claude Chirac explique à Celine Ravenet qu’elle doit s’attendre à la visite prochaine du couple présidentiel.

Le 31 juillet 2017, Natacha Harry annonce par téléphone à la directrice, comme si elle ne le savait déjà pas, l’arrivée prochaine « d’un adoptant très particulier ».

Le jeudi 3 août, le second acte commence. Brigitte Macron se rend au refuge en vue d’une adoption. Son regard se porte sur un setter anglais. Natacha boit du petit lait ! Madame Macron promet de revenir à la fin du mois d’août avec son mari et prend rendez-vous. C’est là que le drame se joue !

Pour encore mieux connaître l’heureux élu, Céline Ravenet, décide de prendre le setter chez elle pour voir comment se comporte le joli chien de race et en même temps continue d’œuvrer avec acharnement dans son refuge, comme tous les étés. Natacha part en vacances. En période de forts abandons, chacun a ses priorités …

Très vite, la directrice qui est férue d’éducation, se rend compte que son nouveau protégé n’est pas le chien parfait pour vivre à l’Elysée. Il risque d’avoir de très nombreux couacs malgré les bonnes origines du protégé…

Le lundi 21 août, Natacha n’est pas là, elle est toujours en vacances… Il y en a qui ont de la chance ! Céline Ravenet prend contact avec le chef de cabinet de l’Elysée pour lui exposer le problème. Elle est immédiatement mise en relation avec Brigitte Macron. Céline lui envoie des photos d’un chien bien plus à l’aise, sociable et facile à éduquer : un croisé labrador griffon noir, le fameux Nemo. Brigitte Macron répond qu’elle va présenter les photos à son mari et qu’elle rappellera le lendemain.

Le mardi 22 août, comme convenu, Brigitte Macron contacte Céline Ravenet et donne son accord pour Nemo sous réserve de le rencontrer le dimanche. Natacha Harry est informée le soir même par sa direction.

Le mercredi 23 août, toujours en vacances, Natacha Harry ne comprend pas pourquoi le setter ne fait pas l’affaire. Elle s’offusque du choix d’un « bâtard » pour la Présidence. Elle appelle Céline Ravenet pour lui dire sa façon si particulière de concevoir la protection animale en faisant la comparaison entre l’adoption du chien et le film « La Belle et le Clochard ». Elle reproche à Céline Ravenet de vouloir faire adopter « le clochard »…

Au siège du Boulevard Berthier, branle-bas de combat ! On demande aux différents refuges de la SPA d’envoyer des photos de chiens, sociables et présentables, capables d’affronter une vie présidentielle. Un book est envoyé à l’Elysée avec des photos de différents chiens à adopter (photos de chiens des refuges de Poulainville, Rennes, Plaisir, Saint-Omer, Perpignan, Cabourg, et Hermeray).

Le vendredi 25 août, Natacha Harry envoie un mail aux directeurs de la SPA « J’ai transmis la dernière liste au directeur de cabinet. Il m’a confirmé que les Macron venaient bien dimanche soir vers 19 h à Hermeray et qu’ils semblaient décidés pour Nemo… »

Le placement du chien des Macron : une malédiction ?

Le dimanche 27 août, à 19 heures, le couple présidentiel arrive discrètement au refuge d’Hermeray. Ils visitent les installations et voient différents chiens à adopter. Emmanuel Macron accroche tout de suite avec son futur chien. Le contact passe bien. A 21 heures, le chien part vers sa nouvelle maison!

Pour Nemo, c’est la porte du paradis, pour Céline Ravenet c’est le début des ennuis !

Le jeudi 14 septembre première convocation au siège à Paris avec Natacha Harry et Nicolas Dumas, le directeur général adjoint.

Le vendredi 6 octobre 2017, L’Echo Républicain publie un portrait de Céline Ravenet « Comment le chien Nemo a été dressé pour rejoindre le couple Macron à l’Élysée » le directeur général, Joël Pain, téléphone furieux à Céline Ravenet pour lui demander « de rentrer dans le rang » et de ne plus « réinventer l’histoire »…

Le 18 octobre 2017, la direction fait parvenir à Céline Ravenet une lettre de convocation particulièrement édifiante : « vous ne semblez pas concevoir que les actions de la SPA ne se conçoivent pas à Hermeray mais à Paris » lui assène le directeur général «comme tous les salariés de la SPA, aucune communication de toute sorte ne vous est permise sans l’autorisation du service communication de la SPA, seule habilité à délivrer les messages de notre association. »

Le 27 octobre 2017, elle doit se rendre à un entretien, qui fleure bon le licenciement, avec une foule de directeurs, Joël Pain (directeur), Nicolas Dumas (directeur adjoint), David Legrand (responsable régional) et Géraldine Barral (directrice presse) où on lui explique, entre autres directives, que « Nemo, c’est Natacha ! »

Les jours de Céline Ravenet sont comptés à la tête du refuge. Le temps de trouver une « bonne raison » pour virer la directrice qui n’a pas su rentrer dans le rang. Six mois plus tard, l’affaire des euthanasies « non déclarées » conduit Céline Ravenet à la porte de la SPA d’Hermeray.

Le jeudi 3 mai 2018, il lui est interdit de rentrer dans son refuge, sa raison de vivre, un lieu qu’elle a rendu exceptionnel après 32 ans aux services des animaux abandonnés.

Dans sa soif de notoriété sans partage, Natacha Harry vient de détruire le parcours d’une protectrice exceptionnelle et l’un des plus beaux lieux d’accueil de la Société Protectrice des Animaux…

Une journée à marquer d’une pierre noire dans l’histoire des refuges de protection animale !

Alain Lambert –

Adhérent de la SPA depuis 2003 –

Rédacteur principal du Journal de la Protection Animale


 LA PETITION DE SOUTIEN :

« Non au licenciement de Céline Ravenet du refuge d’Hermeray ! »

 


 

 

 

 

Le directeur Général de la SPA de PARIS remet en cause la gestion de sa présidente Natacha Harry !

JoelPain

 

Si vous suivez l’actualité de la protection animale, vous savez sûrement que nous nous battons depuis 4 ans, non pas contre la SPA de Paris, mais contre les pratiques de sa dirigeante Natacha Harry. Depuis longtemps nous demandons sa démission pour les raisons que vous trouverez dans les articles ci- dessous :

Pour que la SPA arrête d’acheter du Natacha par ci et du Natacha par là ! (2014)

Les lettres d’Alain Lambert à Natacha Harry (2015/2016/2017)

La Maison SPA de Valence, un flop à 700 000 EUROS ! (2018)

Notre combat vient de trouver un allié inattendu, rien moins que Joël Pain, le Directeur Général de la SPA qui confirme ce que nous avons dit à Natacha Harry en écrivant ce texte aux administrateurs de l’association pour les prévenir des dysfonctionnements graves qu’il a constaté :

« Bonjour,

 Je vous écris afin de vous faire part des graves difficultés que je rencontre dans l’exercice de mes fonctions de Directeur Général de la SPA et afin d’exercer mon devoir d’alerte, alerte que je tente en vain de faire valoir depuis de nombreux mois.

 1)      Le contexte

J’ai rejoint la SPA le 3 octobre 2016 afin d’y mener la tâche de redressement qu’imposaient notamment :

–          les conclusions toujours fortement négatives de la Cour des Comptes

–          les errances de gestion caractérisées par des décisions inadaptées :

–          choix d’un système informatique défaillant,

–          sélection d’un opérateur de téléphonie et internet inadapté aux particularités de la SPA et entravant le fonctionnement des refuges au quotidien,

–           incapacité à mener à bien le plan d’investissement,

–           recrutements inopportuns,

–            politique RH traduite une rotation excessive des effectifs et un climat social dégradé…

J’ai découvert que la situation était encore pire qu’annoncée : la présidente m’avait présenté une situation financière florissante, en réalité erronée comme l’a démontré l’abyssal niveau de pertes constatées au titre de l’exercice 2016 une fois la lumière enfin faite sur la réalité de la gestion.

J’ai dû travailler sur tous les fronts :

–          le plan d’investissement en déshérence car inadapté,

–          les systèmes d’informations défaillants,

–          une organisation RH peu adaptée et des compétences mal affectées …

Il a fallu aussi tirer les conclusions qui s’imposaient concernant l’origine des pertes financière de la SPA : de graves carences de gestion et de contrôle doublées par des choix d’investissement contestables… dans cette dernière catégorie, je citerai l’exemple des Maisons SPA voulues par la Présidente, investissement qui génère à lui seul 3,5 M€ de pertes annuelles récurrentes, sans aucune retombée en retour…

J’ai également dû faire face à la dérive des dépenses de communication (catégorie dans laquelle les dites Maisons SPA pourraient d’ailleurs être rangées mais qui ont délibérément été laissées à part afin de ne pas alourdir un poste déjà pointé par la Cour des Comptes), dont le montant est élevé (près de 2 M€ par an) pour un intérêt qui n’est pas démontré. Désireux d’approfondir ce sujet afin d’y remédier, j’ai alors compris que la communication était le principal critère de décision de Mme Harry, que toutes les décisions étaient pensées en terme de communication, ce que j’ai trouvé peu rationnel et non conforme à l’intérêt de la structure.

 C’est à ce moment là que je vous ai proposé un plan d’économie, que vous avez accepté, ce qui a permis de freiner un certain nombre de dépenses envisagées ou amorcées (Maisons SPA de Toulouse, Paris, Lyon…) et d’en stopper d’autres (Maison SPA de Valence, refuge des chiens difficiles…). Des fermetures de sites ont hélas dû être également décidées (Valdencourt, Guyane…) mais ce afin de pouvoir redéployer nos moyens aux endroits où la mission de la SPA serait susceptible d’être menée au mieux de l’intérêt des animaux et des donateurs. Il a aussi fallu rationaliser la gestion et demander des efforts à chacun, ce qui a été difficile et très mal vécu par les salariés dont beaucoup sont très faiblement rémunérés.

 Le résultat a été probant puisque nous pouvons espérer un retour à l’équilibre dès cette année, ce qui était loin d’être anticipé comme le démontre le déficit prévisionnel budgété au titre de 2017. Outre quelques bonnes surprises relatives à l’activité des legs et de la collecte, qui démontrent que la SPA conserve sa bonne image historique en dépit des turpitudes traversées, le fait que nous ayons agi avec vigueur sur les postes de dépenses sur lesquels nous pouvions agir a porté ses fruits, ce qui n’a toutefois été rendu possible que par le courage et la coopération de tous les collaborateurs, que nous pouvons remercier et qui peuvent être fiers de leur implication.

 2)      Devoir d’alerte concernant une prestation injustifiée

 Mais l’objectif de mon message n’est pas de faire un bilan d’activité. Cette introduction a uniquement pour but de faire un point sur le chemin parcouru dans un contexte difficile.L’objet de mon message est de vous informer que ma mission a atteint un point de blocage. En effet, j’ai été amené à observer ce que je pense être de graves dysfonctionnements, que je ne suis pas arrivé à faire cesser et que je me dois aujourd’hui de porter à votre connaissance. J’ai en effet épuisé les voies normales d’information et d’alerte, sans aucun résultat, bien au contraire, je suis donc contraint d’en appeler à votre responsabilité, l’avenir de la SPA étant en danger.

Après avoir travaillé avec la Présidente pendant plusieurs mois en bonne intelligence et dans un sentiment d’efficacité, voire de complicité, les choses ont changé. Elles ont changé lorsque j’ai commencé à vouloir traiter de sujets qui se sont révélés être une « chasse gardée ». Dans le cadre de mes démarches de réduction des coûts du fait des importantes pertes financières de la SPA je me suis ému du montant élevé des dépenses de communication dont l’efficacité n’était pas mesurée et dont les retombées me semblaient discutables. Ainsi, par exemple, j’ai estimé qu’investir dans de l’achat d’espace publicitaire (affichage) pour les porte-ouvertes dans des zones géographiques où la SPA n’exploite aucun refuge ne présentait aucun intérêt. Je me suis alors entendu répondre que les sujets de communication étaient hors de mon champ d’attribution, ce qui m’a paru peu compatible avec le rôle de Directeur Général de plein exercice que j’entendais jouer.

Mais le plus grave n’est pas là. Le plus grave se situe sur un terrain plus subtil car moins visible, mais nettement plus dangereux pour la SPA. Dès mon arrivée à la SPA, j’ai découvert l’existence d’une prestataire externe que l’on m’a présentée comme travaillant sur la « communication de crise ». J’ai demandé de quelles crises il pouvait s’agir, et on m’a répondu qu’il s’agissait des crises menaçant l’image de la Présidente. Cette dernière venait d’être prise dans une polémique largement médiatisée suite à un article du Parisien à l’été 2016, aussi ai-je compris qu’en effet il y avait eu une crise, mais qu’elle concernait en réalité bien plus la présidente à titre personnel que la SPA : l’article en question pointait justement des dépenses élevées relatives à l’agence Image 7, qui étaient identifiées comme relatives à la Présidente et à un « travail sur son image ».

J’ai été surpris de l’existence de cette prestation dont je ne comprenais pas l’intérêt. J’ai déjà travaillé avec des personnes autrement plus exposées que la Présidente de la SPA et j’ai pu constater qu’à chaque fois que ces personnes pouvaient être attaquées, elles se défendaient sur leurs deniers personnelspas avec les finances de l’association qu’elles présidaient. Par ailleurs, mes interrogations ont été renforcées par le fait que travaillaient déjà pour la SPA comme salariées deux collaboratrices dédiées l’une à la Communication et au Marketing, Géraldine Barral, et l’autre aux Relations Presse, Muriel Chrisostome, recrutée précisément pour son expertise et son expérience en matière de … communication de crise.

J’ai compris dans la foulée de quoi il retournait. Mme Chrisostome travaillait sur la communication de crise pouvant concerner la SPA, tandis que la prestataire, Anne Salomon, travaillait sur les sujets concernant la Présidente. Elle a ainsi été mobilisée sur les sujets relatifs à la Cour des Comptes, dont le pré-rapport avait été reçu quelques semaines après mon arrivée. Je ne comprenais pas l’intérêt de son intervention dans la mesure où Mme Salomon ne connait rien à la gestion, rien aux sujets évoqués par la Cour et rien non plus à la SPA, n’ayant de son propre aveu jamais mis les pieds dans un refuge. La Présidente a toutefois estimé que l’intervention de cette personne était indispensable dans ce contexte, et que tout mot écrit au nom de la SPA devrait être au préalable validé par elle. Elle a ainsi passé du temps à relire les réponses que je proposais, le tout avec une valeur ajoutée que je qualifierai sans hésitation d’inexistante.

Je me suis interrogé sur le cadre contractuel de la relation, et j’ai alors découvert que le « travail » de Mme Salomon s’exerçait dans le cadre d’un forfait confortable qui lui garantissait 8400 € de revenus mensuels quel que soit son volume d’activité. Il semblait décent de penser que cette somme aurait dû être destinée à couvrir les travaux de toute nature réalisés pour le compte de la SPA, mais en réalité il n’en était rien puisque une facturation complémentaire a été adressée en mars 2017 au titre des travaux relatifs à la Cour des Comptes, pour un montant de 5400 €, qui venaient donc s’ajouter aux 8400 € de facturation du même mois.

J’ai donc commencé à avoir des doutes sérieux sur le bien-fondé de la prestation et sur sa réalité :

Sur le bien-fondé : considérer que toute forme de communication relève de la compétence d’une prestataire externe de la communication de crise m’est apparu quelque peu excessif. J’ai demandé son avis à la Directrice de la communication, qui avalise le paiement des factures de la prestataire, et celle-ci m’a répondu que Anne Salomon lui était « indispensable pour relire les communiqués de presse »… je lui ai alors dit que compte tenu de son grade de Directeur et de son salaire le plus élevé de la structure après celui du DG (et donc supérieur à celui du DGA), il me paraitrait logique qu’elle assure ce rôle elle-même, faute de quoi l’intérêt même de sa présence à elle pouvait être mis en cause. J’en ai conclu que la « prestation » payée par la SPA à la demande de la Présidente et avec la bénédiction de la Directrice de Communication ne présentait aucun intérêt pour la SPA, qu’il s’agissait donc d’une dépense à coupera fortiori dans un contexte de lourdes pertes financières et à un moment où nous prenions la décision de geler les salaires de tout le monde, y compris de ceux qui ne gagnent que le SMIC !

Sur la réalité de la prestation : si prestation il y a, nous venons de voir qu’elle ne sert pas les intérêts de la SPA. De quoi s’agit-il alors ? est-ce un travail sur l’image personnelle de la Présidente comme l’évoque le Parisien ? est-ce que la Présidente utilise les services de Mme Salomon pour se faire conseiller dans sa propre communication ? cela pouvait sembler surprenant de la part de quelqu’un qui estime être la seule habilitée à traiter des sujets de communication, tous les autres, DG compris, étant, selon ses propres termes, incompétents en la matière, tellement incompétents qu’il est inenvisageable qu’ils s’adressent à la presse ne fut ce qu’occasionnellement… il est dès lors tentant de voir dans cette prestation un choix discrétionnaire : Mme Harry est une femme de communication, ses revenus reposent sur son image personnelle, qui est son fonds de commerce. Ainsi, plus elle investit sur son image, plus sa « valeur » augmente. Le doublement des dépenses de communication de la SPA, portées à 2 M€ par an, n’est alors ni un hasard ni le fruit d’une réflexion stratégique. Pour preuve, et ce commentaire émane de la Cour des Comptes elle-même, « lorsque les dépenses de communication de la SPA augmentent de 80%, la collecte n’augmente quant à elle que de 41% », traduisant une préoccupante baisse de l’efficacité de la collecte. Mais ce constat de la Cour des Comptes ne pose aucun problème à Mme Harry, qui considère comme normal d’envoyer des centaines de milliers de courriers, d’imprimés et autres journaux tant que cela lui permet de communiquer en son nom et d’apposer sa photographie sur tous les documents, dans un culte de la personnalité inapproprié et sans rapport avec la cause défendue : la protection des animaux. Le déroulement de cette stratégie suppose toutefois de s’assurer que rien de négatif ne vient entacher la précieuse image, et c’est là qu’intervient de nouveau Mme Salomon. A défaut d’apporter une prestation concrète, du moins à ma connaissance, la présence de Mme Salomon a le mérite de rassurer la présidente, de lui rappeler aussi souvent que nécessaire à quel point la préservation de son image est primordiale et justifie les investissements les plus couteux. En conclusion, si prestation il y a, elle est bel et bien au service quasi exclusif des intérêts de la Présidente, en aucun cas de celui de la SPA. Cette prestation existe depuis décembre 2013Cela signifie en clair que, quelques mois après avoir été élue, Mme Harry a considéré comme indispensable à son nouveau rôle de Présidente de s’assurer les services d’une officine connue pour être la plus couteuse de la place en matière de communication, Image 7 étant l’agence des riches, des célèbres et des puissants.

Mais est ce que tout cela justifiait les 450.000 € payés à date par la SPA à Mme Salomon, que ce soit via sa société C120 ou par le biais d’un contrat de sous-traitance avec la société Image 7, dont Mme Salomon est une ex-salariée ? Que la SPA soit primordiale pour Mme Salomon, cela ne fait aucun doute. Percevoir 8400 € par mois pour passer quelques heures à relire quelques communiqués de presse mensuels et à passer quelques coups de fils à des journalistes pour leur demander de ne pas avoir la dent trop dure contre Mme Harry, est en effet assez confortable ! Soit la SPA est son seul client et dans ce cas Mme Salomon a beaucoup de temps libre, soit la SPA est un des clients de Mme Salomon et son compte de résultat est suffisamment opulent pour justifier qu’elle n’ose pas publier ses comptes, ce qui pourrait amener la SPA a lui demander de pratiquer un tarif associatif…

3)      Des faits d’une gravité croissante

Il me parait important d’évoquer un épisode concret très évocateur de tout cela et qui constitue le point de départ de mon action.

 

Le 26.4.17 nous sommes contactés par un journaliste du Canard Enchainé, Thierry Lévèque, qui veut interroger Mme Harry suite à la publication du rapport de la Cour des Comptes. Pour une fois, étrangement, la Présidente ne veut pas être en première ligne et me demande de recevoir le journaliste. Il ne faut y voir ni une preuve de confiance ni un blanc-seing de communication mais plutôt une forte peur vis-à-vis de ce qui va être demandé, puis publié. Je fais alors l’objet d’un briefing très précis sur ce que je dois dire, et d’une mise sous surveillance rapprochée puisque Mme Harry demande à Mme Salomon de participer à l’entrevue avec le journaliste, ce que Mme Salomon accepte de bonne grâce, sachant qu’elle ne pourra en aucun se présenter comme Anne Salomon, intervenante d’Image 7. Elle sait pertinemment que le sujet Image 7 est un sujet potentiellement explosif, qu’il s’agit d’un des motifs de l’entretien voulu par le Canard Enchainé, et qu’elle ne peut par conséquent participer à découvert. Et c’est ce qui se passera. La responsable des Relations Presse, Muriel Chrisostome est également présente, et Anne Salomon se fait passer pour une collaboratrice de la SPA, endossant de facto une fausse identité et une fausse fonction. Divers sujet sont traités et, à un moment donné, le journaliste demandera clairement si la SPA continue à recourir aux services d’Image 7 : nous sommes alors contraints de répondre « non » pour éviter un nouveau scandale relatif aux libertés que prend Mme Harry avec les finances de la SPA lorsqu’il s’agit de son image de sa communication…

A l’issue de cette épisode j’ai considéré que nous faisions face à un réel problème et que mon éthique personnelle était mise en jeu. L’intégralité de mon parcours professionnel est encadré par des principes auxquels je n’ai jamais dérogé et auquel je ne dérogerai pour personne et pour aucune raison. L’honnêteté, la rectitude, le respect de la loi et l’équité sont pour moi des vertus cardinales, qui prévalent sur toutes autres considérations. Je l’avais dit à Mme Harry à mon arrivée lorsqu’elle évoquait les comportements douteux de certains, je suis parfois rigide, souvent intransigeant et toujours exigeant, mais j’ai mon indépendance d’esprit, une haute conception de la loyauté et de mes engagements vis-à-vis de la structure qui m’emploie, les agissements répréhensibles ne sont pour moi pas concevables.

Dans ce contexte, à partir de l’épisode du Canard Enchainé je ne pouvais accepter que les choses restent en l’état. Par la suite, les faits s’enchainent comme suit :

–          J’indique à Mme Harry que je suis inquiet et que nous devrions stopper cette prestation

–          Je réussis à obtenir un premier accord de réduction du montant des honoraires

–          Ce léger succès est suivi d’une mesure inattendue : le 14 juin 2017, Mme Harry m’impose en effet la présence de Mme Salomon au Comex hebdomadaire, ce qui permettait à la fois à la consultante de justifier de 2 heures de « travail » par semaine et de me mettre sous surveillance !

–          Cette état de fait durera jusqu’au 9 octobre 2017, date à laquelle j’explique à Mme Harry qu’il est impossible de poursuivre, que Mme Salomon intervient de manière intempestive dans les débats, désorganise le fonctionnement du Comex, tout en se permettant une attitude désinvolte et sans faire l’apport de quelque valeur ajoutée ou compétence que ce soit.

–          Le 2.10.17 je dis à Mme Harry qu’il faut interrompre cette prestation couteuse et injustifiée, sans matérialité aucune : elle refuse en me répondant que tant qu’elle sera Présidente de la SPA, cette prestation continuera.

–          Arrive alors la date de renouvellement du contrat : je demande de saisir l’occasion pour résilier mais je n’obtiens qu’une réduction des honoraires mensuel à 6000 €/mois.

–          Je signale alors que si nous ne voulons courir aucun risque quant à la qualification de cette prestation nous devons impérativement mettre en place un suivi des temps et des travaux.

–          Je demande une nouvelle fois que l’on m’indique la nature de la prestation, Mme Harry ne sais pas me répondre et me renvoit sur la Directrice de la Communication pour trouver une définition de la mission et pour mettre en place le reporting afférent, ce qui démontre explicitement que jusqu’alors aucune définition de la mission n’existait, et qu’aucun reporting n’avait été demandé !

–          Je fais alors explicitement référence à des risques de soupçons d’emploi fictif, ce qui reste sans effet

–          J’intensifie encore la pression fin octobre 2017 à l’occasion d’une initiative de communication lancée par Mme Salomon, que je juge nuisible pour la SPA.  Une œuvre d’art, le Domestikator, a été exposée quelques temps devant Beaubourg. Cette œuvre est certes d’un gout douteux, la question de l’opportunité pour la SPA d’en parler se pose, mais Mme Salomon incite la SPA à réclamer le retrait de l’œuvre et à interpeller le Président de la République dans ce but !

–          A cette occasion la SPA se ridiculisera copieusement puisqu’au moment de cette communication, l’œuvre a déjà été démontée et est en route vers les Pays Bas !

–          en dépit de l’évidence du ratage de cette action, Mme Salomon estime qu’il s’agit d’un coup d’éclat dont elle est fière, et elle se permet de répondre avec une arrogance sans borne à mes commentaires sur ce fiasco médiatique, dont la réalité est, hélas, soulevée par le Parisien qui écrira le 24.10.17 : « Mais en fait, l’œuvre était déjà en cours de démontage au moment où la SPA publiait sa lettre ouverte au président de la République, au Premier ministre et à la ministre de la Culture. Comme prévu et sans aucun rapport. La Fiac s’est achevée dimanche soir, et les sculptures et pièces hors les murs installées depuis une semaine dans différents jardins et places de Paris sont toutes en cours de démontage. La SPA n’a découvert l’existence de l’œuvre que ce mardi matin ».

–          La coupe est alors pleine car la SPA s’expose à des risques d’image à cause d’une prestation qui n’apporte rien et d’une prestataire qui devient désormais nocive

–          Je ne peux m’empêcher de réagir vivement : j’écris à Mme Harry qu’elle va devoir choisir entre Mme Salomon et moi.

–          En réponse, Mme Harry balaie cela d’un revers de manche, me disant que c’est moi qui ai un problème…

–          La suite est à l’avenant : Mme Salomon est désormais définitivement renforcée dans son sentiment d’impunité puisque la présidente la défend quoiqu’elle fasse, elle va jusqu’à se permettre de répondre vertement au Secrétaire Général dans un email le 3.11.17.

–          Comprenant que je ne parviendrai pas à en appeler à la rationalité ou au professionnalisme pour stopper cette prestation, je décide d’agir à mon niveau lorsque l’on me demande de signer la demande d’autorisation de dépense (DAD) relative au contrat de Mme Salomon que Mme Harry a renouvelé contre mon accord et signé récemment à mon insu

–          Je constate en effet que cette prestation n’a jamais fait l’objet d’un appel d’offres, en complète contravention avec les procédures en vigueur à la SPA compte tenu du montant du contrat !

–          seul un simulacre de mise en concurrence a été réalisé en novembre 2016 par la Directrice de Communication, qui s’est contentée de contacter 2 agences autres que Image 7, agences dont le contact a été communiqué par … Anne Salomon elle-même, et dont l’une des deux ne s’est même pas donné la peine de répondre. Mme Salomon avait déjà démontré dans l’épisode du Canard Enchainé où se situait son niveau d’éthique, elle démontre aussi que pour elle la fin justifie les moyens et que le meilleur moyen de gagner est de choisir soi-même ses concurrents

–          Dans la mesure où la procédure d’appel d’offres n’a pas été respectée, je refuse de signer l’autorisation de dépense le 30.1.18, indiquant à la Directrice de Communication qu’elle devra demander au Bureau de signer, ce que Mme Harry fera elle-même dans la foulée…

Le cœur de ce qui nous préoccupe est en réalité une synthèse de tout ce qui  a été exposé : la prestation de Mme Salomon existe peut-être, mais pas pour la SPA. Elle sert les intérêts de la Présidente, ce qui alimente mes craintes et la nécessité que j’ai fini par éprouver de porter ce sujet à votre connaissance. Il existe une qualification précise pour ce genre d’agissement. Il pourrait s’agir :

–          soit d’un abus de biens sociaux si Mme Salomon est rémunérée par la SPA pour travailler pour le compte de Mme Harry,

–          soit d’un emploi fictif si la prestation est rémunérée au titre de travaux réalisés pour la SPA, ce que l’absence de suivi d’activité, de reporting et de traces concrètes de travail (rapport ou autres) rendent peu probables, l’envoi de quelques emails par mois ne constituant pas une preuve de réalité tangible, pas plus que leur contenu qui se contente le plus souvent d’enfoncer des portes ouvertes ou de commenter à titre non expert l’actualité de la SPA

Dans les faits, et dans la mesure où je n’ai jamais obtenu de preuves d’activités réelles, ce qui m’aurait paru légitime en tant que Directeur Général, j’ai fini par acquérir la conviction que Mme Salomon travaille pour partie pour Mme Harry et, pour l’autre partie est rémunérée pour une prestation qui ne revêt aucun matérialité ni réalité.

Par conséquent, je crains que Mme Salomon comme Mme Harry se soient mises depuis plus de 4 ans dans une situation  d’agissements délictueux.

Soulignons également que rien de cela n’aurait été rendu possible sans la coopération active et la complicité de la Directrice de la Communication, Géraldine Barral.

4)      Les représailles à mon encontre

A partir du moment où j’ai commencé à m’opposer à Mme Harry sur les sujets de communication en général et sur la prestation d’Anne Salomon en particulier, mes problèmes ont commencé. J’ai agacé en voulant réduire les dépenses de communication,  j’ai énervé en faisant part à Mme Harry de mes critiques sur la qualité insuffisante du travail de la Directrice de la Communication, et j’ai finalement exaspéré en voulant stopper la prestation d’Anne Salomon : tout cela a déclenché une réaction qui a dépassé ce que je pouvais imaginer, et pour cause.

Au regard des soupçons graves que j’évoque ce fait peut sembler anecdotique mais me parait révélateur d’un esprit et d’une dérive autocratique majeure : Mme Barral a été recrutée en mars 2015 en tant que Directrice du Marketing et de la Communication par Mme Harry, contre l’avis du cabinet qui avait été mandaté pour son recrutement. En réalité, loin de chercher une professionnelle du marketing ou de la communication, Mme Harry cherchait une personne influençable et manipulable, qui en l’échange d’une rémunération sans commune mesure avec son expérience, aussi inadaptée que jalonnée de trous et de zones d’ombre, allait jouer en toute fidélité le rôle d’exécuteur des basses œuvres. Mme Barral a passé le plus clair de son temps à surveiller tout le monde, en permanence, et à dénoncer les collaborateurs qui, à ses yeux devaient d’être sanctionnés.

J’avais confiance dans cette personne, jusqu’à ce que je comprenne par recoupements que tout ce que je disais était répété à Mme Harry. J’ai compris qu’elle appelait les uns et les autres dans le Réseau pour collecter de l’information, cherchant de l’information y compris sur les dossiers confidentiels qui ne la concernaient pas. En la personne de Mme Barral, Mme Harry disposait d’yeux et d’oreilles lui permettant d’exercer la surveillance que son manque de présence à la SPA ne lui permettait pas d’exercer en direct. Cette obsession de l’information et de la maitrise de l’information était nourrie par cette organisation et permise par cette relation de dépendance contraire à l’éthique professionnelle et incompatible avec un exercice serein et complet de mon rôle de DG, mais explique comment les prestations de Mme Salomon ont pu s’épanouir en toute discrétion : Mme Harry voulait la prestation, Mme Barral en validait les factures et tentait d’en défendre la légitimité, et Mme Salomon aidait Mme Barral à faire le travail que son manque de compétence ne lui permettait pas d’accomplir.

A partir de là, j’ai compris que j’étais sous surveillance rapprochée. Mme Harry a commencé à m’abreuver de reproches non étayés et me montrant que nous avions basculé sur un registre « personnel ».

Ce qui m’était reproché était le fruit d’une surveillance assez étrange et étroite, dont l’origine pourrait bien relever de la violation de vie privée. Je me suis même demandé si mon bureau n’aurait pas été sur écoute voir vidéo surveillé. Je dispose d’éléments d’information qui me laisse craindre que tel était en effet le cas.

Aujourd’hui, je fais l’objet de mesures disciplinaires visant directement à tenter de me faire taire, et dont voici l’historique récent, sachant que je suis le 3° Directeur Général sous le mandat de Mme Harry à faire l’objet d’une « perte de confiance », d’une surveillance intrusive et de manœuvres d’intimidation à des fins d’éviction :

–          Début janvier 2018 j’ai une discussion tendue avec Mme Harry

–          J’envoie alors un mémo visant à faire le bilan de mon action 2017

–          Au cours d’une réunion le 25.1.18 Mme Harry s’ingénie à contester toutes mes réalisations, allant jusqu’à m’accuser de m’approprier les réussites des autres. Elle me reproche mon « attitude » sans pour autant étayer, m’informant que ma rémunération variable allait s’en ressentir et m’informant que j’allais recevoir un courrier.

–          Le 5.2.18 je reçois en effet un email, m’enjoignant de changer d’attitude, me reprochant un manque d’implication dans mes dossiers, et allant jusqu’à me dire que je ne respectais pas mes horaires de travail, comme si j’étais un employé de bureau et comme si elle ignorait les termes de mon contrat de travail en tant que Directeur Général

–          Rien de tout cela n’était étayé de quelque manière que ce soit, mais je réponds de manière extrêmement détaillée le  6.12.18.

–          Je n’obtiens aucun retour suite à ma réponse, mais j’ai eu la surprise d’être convoqué le lundi suivant, 12.2.18

Je suis dans mon bureau, il est 12h30, la Présidente entre dans mon bureau pour me dire qu’elle veut me voir dans 15 minutes

–          J’indique ma surprise car cette réunion n’est pas prévue, la Présidente et le Trésorier me reçoivent et me font part de leur volonté de me voir partir, me proposant d’entrer en négociation.

–          Cette démarche est évidemment supposée être confidentielle, d’autant plus que je leur indique mon absence de volonté de partir et mon souhait de continuer le travail engagé

–          Toutefois, 30 minutes après notre entrevue la Présidente convoque mon Comex, à 13h30, pour les informer de mon absence jusqu’à nouvel ordre, invoquant à titre d’explication le fait que nous étions « en discussion ».

–          En clair, mon départ forcé a été annoncé au mépris des règles de droit du travail en vigueur, en violation des dispositions statutaires qui requièrent un avis du Bureau et une information du CA, et sans en tenir informé le Secrétaire Général qui est opposé à cette décision et absent de métropole à ce moment là

–          Dès le mardi 13, des décisions qui étaient de mon ressort ont commencé à être prises, ce qui indiquait que tout le monde à la SPA était au courant ;

–          le 14.2 une convocation est envoyée au Comex, dans le même esprit…

–          le 14.2 je rencontre le Trésorier à qui je fais part de ce que je pense avoir découvert, je lui indique que de moins point de vue il est concerné au premier chef, mais il me répond que non puisqu’il vient d’arriver. J’insiste en lui disant qu’à compter de ce jour il ne peut prétendre ne pas être courant puisque je viens de l’en informer.

–          Pour finir, vendredi 16.2, à 16h, je découvre que mon accès à ma messagerie professionnelle a été coupé, là encore en complète illégalité…

 En se laissant aller à ce genre d’agissements totalement irrationnels la Présidente de la SPA a perdu son sang-froid, toute capacité d’analyse, et a démontré son incapacité à mettre l’intérêt de la SPA en tête de ses préoccupations. Elle agit comme quelqu’un qui se sent en danger et pense qu’en écartant celui qui alerte elle fera disparaitre la cause de l’alerte.

 Au contraire, tout ceci ne fait que confirmer les craintes, les interrogations et les soupçons développés précédemment.

5)      Les suites

La première étape de l’alerte que j’ai lancée comprend l’ensemble des démarches que j’ai entreprises, aussi bien pour tenter de comprendre le rôle de Mme Salomon quepour tenter de stopper cette prestation lorsque j’ai eu le sentiment que le mode de réalisation pouvait être constitutif d’un délit.

Mme Harry a été mon interlocutrice dans cette phase, ce qui paraissait logique compte tenu de ma position hiérarchique.

Devant le refus d’écoute et l’obstruction de la Présidente, je me suis fait plus incisif mais sans succès.

 Je passe désormais à l’étape suivante, qui vous concerne.

En tant qu’administrateur vous êtes concernés au premier chef par les faits rapportés, et je sais que cela trouvera un écho chez vous puisque dès novembre 2016 Mme Van de Noort demandait par email des précisions concernant la prestation d’Image 7…

 Il relève de votre rôle, de votre devoir, d’instruire cette affaire avec la plus grand diligence. En effet, vous allez devoir sans délai faire la lumière sur ce dont je vous informe et ce d’autant plus rapidement que j’ai entrepris ou que je vais entreprendre les démarches qui relèvent de mes responsabilités :

–          Prise de contact avec la Cour des Comptes afin de voir si une transmission au Parquet de la Cour est souhaitable

–          Information du CAC concernant la possibilité de faits délictueux

–          Signalement éventuel au Procureur de la République

Il s’agit de démarches aux conséquences potentiellement extrêmement graves pour la SPA, dont l’image et la crédibilité pourraient sortir irrémédiablement entachées.

Afin de tenter de résoudre cela en minimisant les dommages, je ne vois que trois possibilités :

–          Soit vous révoquez sans attendre la Présidente afin de couper radicalement toute possibilité de continuation des faits évoqués

–          Soit vous la suspendez de ses fonctions le temps de mener les investigations nécessaires

–          Soit le CA démissionne en bloc afin de ne pas cautionner les agissements évoqués

Dans les deux premiers cas je suis bien entendu à votre disposition pour fournir les éléments de preuve. Tous les faits que j’évoque sont démontrables, je dispose des preuves écrites de tout ce que j’avance.

Cette démarche devra s’accompagner d’une suspension du Trésorier qui accompagne Mme Harry dans ses démarches et en est donc complice, même si sa connaissance de tout cela n’est que parcellaire, et de la mise à pied de Mme Barral afin d’empêcher celle-ci de dissimuler ou de faire disparaitre des éléments de preuve dans la mesure où elle est au centre du dispositif de gouvernance parallèle en vigueur à la SPA.

Ecarter Mme Harry sans délai semble indispensable tant elle a déjà démontré à maintes reprises son absence totale de scrupules lorsqu’il s’agit de sa gestion du Conseil d’Administration :

–          le petit arrangement qui a permis d’écarter le trésorier précédent du fait de son indélicatesse relative aux 12.000 € de frais kilométriques dont le remboursement avait été autorisé par Mme Harry bien que non justifié, ce qu’elle savait pertinemment, en est un première exemple ;

–          les termes fleuris qu’elle utilise oralement sans retenue, et occasionnellement par écrit, lorsqu’elle parle de certains administrateurs en est une autre illustration ;

–          la manipulation à laquelle elle s’est livrée pour empêcher Mme Ciria d’entrer au CA, ce qui lui revenait de droit, pour faire entrer M. Henry après l’avoir fait adhérer à la SPA quelques semaines auparavant afin d’être éligible et de devenir Trésorier est une autre illustration de la considération portée au respect de la vie démocratique du CA.

Pour l’ensemble de ces raisons, je pense que vous devez vous interroger sur la confiance que vous pouvez avoir en Mme Harry, qui manipule le CA dans un seul intérêt : le sien.

Sauver la SPA des tumultes à venir passe par son départ.

 Vous préserver vous-même des mises en causes personnelles futures passe également par un vote de défiance de votre part.

 Ne pas le faire reviendrait à cautionner les pratiques décrites et pourrait être interprété comme de la complaisance, voire comme une certaine forme de complicité si les délits potentiels étaient avérés, sachant que leur montant équivaut au budget de fonctionnement du refuge des chiens difficiles dont la réalisation a été différée pour raisons… budgétaires…

 Restant à votre disposition, je vous prie de croire en l’assurance de mon profond dévouement.

 Joël Pain «